Mons-Centre Ce mercredi matin, l’angoisse a atteint son paroxysme sur les routes de la région montoise

Le sujet est on ne peut plus sensible. C’est tout du moins le débat le plus animé sur les réseaux sociaux dans la région ces derniers temps. Les nombreux travaux qui font vivre un véritable calvaire à tous les automobilistes le matin, en journée, et au retour sur les différents axes importants en périphérie de Mons.

Il faut écrire que les Montois sont soumis à rude épreuve ces derniers temps à ce niveau. En cause ? Les chantiers consécutifs sur la E19 qui ont inévitablement des répercussions sur les temps de trajet. Ce mercredi matin, l’angoisse a atteint son paroxysme. Le chantier situé entre Mons et Obourg en direction de Bruxelles débutait. Certains ont comptabilisé jusqu’à deux heures de retard pour atteindre leur lieu de travail. Un enfer.

Et pourtant, si ces chantiers consécutifs (ce dernier fait suite à ceux de Saint-Ghislain et de Hautrage-Pommerœul) agacent bon nombre d’automobilistes, leur tenue était indispensable. "Ils se sont succédé parce que, en dehors du plan infrastructure (2016-2019) du ministre précédent qui prévoyait la réhabilitation de certains tronçons, nous avons reçu un budget complémentaire sur un an de quasi 150 millions pour la réfection de certaines zones critiques, comme pour Jemappes/Saint-Ghislain ou Mons/Obourg, qui sont des endroits connus et pour lesquels il était indispensable d’intervenir rapidement. C’est donc pour cette raison que les Montois dégustent en ce moment", confie Laurence Zanchetta, la porte-parole du SPW Mobilité.

Au niveau des échéances , le chantier qui vient de débuter sur le tronçon de 8 km entre Mons et Obourg devrait encombrer la E42-E19/A7 jusque fin novembre. Les échangeurs de Nimy et de Mons resteront accessibles pendant la plus grande partie du chantier. Les bretelles de sorties et d’entrées qui doivent être réhabilitées seront fermées durant maximum 48 heures pendant la réalisation du chantier.

Pour les travaux entre Jemappes et Saint-Ghislain, dans l’autre direction, ils ont pris un peu de retard. Le chantier, qui devait être bouclé pour ce début de semaine, devrait se terminer lundi matin. En attendant, les automobilistes devront prendre leur mal en patience. Un mal pour un mieux.


L’échangeur sera fermé à partir de jeudi

Nul doute que l’information va en exaspérer plus d’un. Prévue initialement fin septembre, la fermeture de l’échangeur de Saint-Ghislain, côté nord, sera effective pour une durée de quatre jours, soit à partir de ce jeudi 12 octobre à 22h jusqu’au lundi 16 octobre à 5h.

Concrètement, la sortie d’autoroute venant de Mons et les accès de la N547 (la ceinture de Saint-Ghislain) vers la France seront également fermés à la circulation. Des déviations seront mises en place pour atténuer au maximum les perturbations, tant sur le réseau secondaire que principal.

Par voie de communiqué, la SOFICO insiste sur le fait que “cette fermeture est nécessaire pour permettre une réhabilitation complète de l’échangeur avec la pose d’un nouvel asphalte”.


Les itinéraires bis sont également encombrés

Les travaux sur les axes secondaires compliquent la situation déjà très pénible Dans pareille situation, les plus pragmatiques ont rapidement fait le tour de la question et optent pour les itinéraires bis. Le souci, c’est que les pragmatiques courent visiblement les rues de nos jours. Tous les itinéraires bis sont pris d’assaut par les automobilistes en quête de fluidité routière. Faisons le point sur les différents itinéraires, dans un premier temps pour sortir de Mons en direction du Borinage.
  • La route de Wallonie : L’axe connaît lui aussi une longue session de travaux de rénovation. La circulation y étant déjà perturbée, l’afflux de véhicules ralentit fortement la circulation le matin et le soir aux heures de pointe et est dès lors déconseillée.
  • L’axiale boraine : Elle reste assez fluide, malgré l’engorgement inévitable des automobilistes borains qui la préfèrent à la sortie d’autoroute de Saint-Ghislain. Mais encore faut-il pouvoir rejoindre cet axe. Sa rampe d’accès via le R5 est quotidiennement encombrée depuis les travaux sur la portion Jemappes/Saint-Ghislain.
  • La N51 a un profil assez aléatoire. Il est difficile d’y prévoir avec certitude un gain de temps. Elle semble néanmoins l’alternative la moins suivie, certainement en raison des feux tricolores, des automobilistes.

Pour ce qui est de sortir de Mons en direction du Centre, ou de se rendre sur la Capitale dès le matin en provenance du Borinage, les itinéraires bis sont eux aussi fortement sollicités.

  • La N6 menant à Soignies : La nationale est assez fluide, sauf aux heures de pointe aux abords du Shape ou de Soignies. Mais rejoindre la N6 peut s’apparenter au parcours du combattant, que ce soit via l’autoroute ou l’on est de toute manière bloqué, ou via la route de Wallonie qui est également en travaux.
  • Le R5 à Obourg et la traversée de Ville-sur-Haine sont totalement déconseillés.
  • La traversée d’Havré et Obourg en partant de la chaussée du Roeulx à Mons est également encombrée.

Quoi qu’il en soit, il faudra prendre son mal en patience, et attendre la fin des travaux pour retrouver un peu de sérénité au volant.