Mons-Centre Le groupe Revivance, le premier du genre en Belgique, vient en aide aux personnes souffrant d’addictions diverses

Débarrassé de ses addictions, Jean-Claude Lardinois revit. Après un long combat contre l’alcool, le Montois décidait, il y a une soixantaine de jours, de se désintoxiquer de la cigarette. Fort de ses combats contre ses démons, il a mis sur pied, avec son épouse Jacqueline Bossier, Revivance, un groupe de partage destiné à aider les participants à se défaire de leurs addictions.

"Revivance est orienté vers toutes les formes d’addiction, pas uniquement l’alcoolisme", précise-t-il d’emblée. "Nous avons jusqu’ici tenu deux réunions et les profils sont très différents : dépendance à l’alcool, au tabac, dépendance affective, aux séries télévisées… Ces addictions peuvent donner aux victimes l’impression de perdre le contrôle de leur vie et avoir un impact sur la famille, les amis, le travail…"

S’il ne se substitue pas aux aides existantes, le groupe a pour vocation d’aider les personnes à faire un premier pas et à sortir du déni. "Il existe déjà de nombreuses choses pour aider les personnes dépendantes. Je vois Revivance comme une sorte de carrefour, car nous parlons de tout, nous ne sommes pas spécialisés dans l’une ou l’autre addiction. Chacun peut écouter, débattre, utiliser la force du partage pour ensuite aller plus loin, se dire oui, j’ai un problème . Nous pouvons alors les orienter vers d’autres structures, vers des professionnels."

Pour le couple, offrir cette possibilité était important. "À ma connaissance, cela n’existait pas en Belgique, cela manquait. Je crois en ce projet, je suis convaincu qu’il peut apporter une aide à ceux qui en ont besoin. Certains des participants viennent chez nous avant d’aller assister à une réunion des Alcooliques Anonymes ou de Vie Libre, par exemple. Les deux peuvent être complémentaires."

Totalement libres et gratuites, les séances sont organisées chaque jeudi, de 18 heures à 20 heures, au numéro 18 de la rue du Béguinage à Mons. "La porte ne sera jamais fermée, peu importe que l’on soit le jour de Noël ou un jour férié. Il faut que chacun puisse trouver l’aide qu’il recherche." En deux réunions, ce sont déjà vingt personnes qui ont adhéré au projet de Jean-Claude Lardinois et son épouse.