Mons-Centre La petite femelle labrador chocolat destinée à devenir chien guide a échoué aux tests… pour finalement devenir la complice d’un enfant atteint d’une maladie rare

C’est une belle histoire, comme il en arrive trop peu, entre un chien et un enfant atteint d’une maladie rare, avec certains troubles assimilés à de l’autisme, que l’ASBL Les amis des aveugles et malvoyants relate.

Parmi ses nombreux services proposés gratuitement aux personnes déficientes visuelles, l’association compte un centre de formation de chiens guides. Afin de proposer aux personnes aveugles et malvoyantes des chiens capables de les guider de façon optimale, l’ASBL soumet les chiens candidats à des tests drastiques. Parfois, certains chiens ne répondent pas aux critères et ne peuvent continuer leur formation de guidance.

Sissi, une petite femelle labrador chocolat arrivée au centre en mars dernier a été écartée de la formation de chien guide. "Suite à cette décision et constatant son potentiel, notre association souhaitait qu’elle puisse tout de même aider une personne porteuse d’un handicap", confie Nathalie Carpentier, directrice de la communication au sein de l’ASBL Les amis des aveugles et malvoyants. "C’est pourquoi nous avons pris contact avec l’ASBL Os’mose spécialisée dans les chiens d’assistance. Nous avons vanté les compétences de Sissi et l’association a accepté de la rencontrer afin de découvrir si la petite femelle labrador pouvait aider l’un des bénéficiaires de l’association."

Une éducatrice canine est donc venue rendre visite à Sissi au sein du centre de formation à Ghlin. Elle a décidé de la mettre en contact avec Romain, un petit garçon de 5 ans, atteint d’une maladie rare, avec certains troubles assimilés à de l’autisme. "Généralement, cet enfant ne supporte pas le contact physique, il éprouve des difficultés à tenir longuement un objet entre ses mains et présente des troubles de l’équilibre. Il marche depuis peu."

Pendant leur rencontre, l’éducatrice canine et les parents du petit garçon ont constaté qu’en présence de Sissi, Romain parvenait à tenir la laisse entre ses mains pendant de longues minutes. "Il s’est également montré réceptif au contact du chien et lui a souri à plusieurs reprises en plus de le caresser. Actuellement, il montre de plus en plus d’intérêt pour le chien".

La formatrice canine affirme que Sissi et Romain feront la paire. Afin de concrétiser ce miracle, le chien terminera son apprentissage auprès d’elle avant de pouvoir accompagner Romain dans la vie quotidienne. Aujourd’hui, le petit garçon ne prononce que quelques syllabes et "Sissi" semble être un nom difficile à exprimer pour lui. "De plus, il fait ‘non’ de la tête à chaque fois que quelqu’un prononce le nom Sissi. C’est pourquoi le nom du chien sera adapté". La petite femelle, qui rejoindra prochainement Romain et sa famille, s’appellera finalement Ipy.


Des débuts très complices

Selon les parents du petit Romain, c’est un grand pas pour l’enfant. Sissi, quant à elle, est apparue très attentive au petit garçon. Somme toute, elle facilite les déplacements de Romain et contribue à réduire le stress éprouvé par l’enfant.

De fait, le lendemain de leur première rencontre, Sissi et Romain se sont retrouvés dans un endroit bruyant avec beaucoup de monde. Situation généralement difficile où Romain montre de gros signes de stress et tire ses parents vers la sortie. Accompagné de Sissi, Romain est resté calme et concentré sur le chien. Cela lui a permis d’affronter la foule et le bruit avec plus de sérénité.