Mons-Centre L’ex-échevin, Jacques Hamaide propose ce plan B pour conserver le festival

Cette année, le Festival international de musiques militaires (FIMM) n’aura plus lieu durant les festivités du Doudou. La décision a été prise, en 2016, par les autorités communales. En cause, le coût (130.000 euros) et la fréquentation en chute libre de l’événement. Faire évoluer le festival qui allait fêter ses 56 printemps d’activités, telle est la volonté de la ville de Mons. C’est un festival de fanfares et de musiques du monde qui prendra place, du samedi au mardi, dans la Cité du Doudou.

L’annonce a fait grand bruit et a provoqué une certaine indignation de la part des fidèles de l’événement. Une pétition, récoltant un peu plus d’un millier de signatures, a été lancée sur la Toile. Celle-ci sera prochainement remise aux autorités communales. L’idée ? Que la ville revoit sa copie.

Reste que l’un des grands défenseurs du FIMM n’est autre que l’ancien échevin, Jacques Hamaide. "Je persiste à dire qu’en termes de qualité et de rayonnement, ce festival est supérieur à ce que des fanfares pourraient offrir. Nous avons de grands musiciens qui ont participé à ce festival retransmis dans tous les pays européens. C’est un échange international important."

Mais depuis quelques années déjà, le festival ne rameute plus les foules. Le grand concert organisé le dimanche soir du côté du stade Tondreau, véritable point culminant du festival, n’arrive plus à susciter le déplacement des passionnés. "Bien sûr les choses changent, le monde change, il faut s’adapter aux nécessités et aux souhaits, faire des efforts de remise en cause", reconnaît Jacques Hamaide. "Il est inutile de poursuivre le spectacle au stade Tondreau parce qu’’il se situe à une mauvaise heure pour les Montois et invités et le spectacle peut être vu gratuitement et plusieurs fois." Pourquoi pas une biennale ? "Il y a encore des festivals célèbres tels Édimbourg et Québec, mais aussi plus près à Saumur, à Arlon et à Namur. Celui de Saumur est une biennale. Pourquoi ne pas faire du FIMM, une biennale comme à Saumur ? Et pourquoi pas une première fois en 2018, au sein de la grande Biennale Mons 2015 ?"

La question du coût reste entière. "Les musiques, il faut les chercher parmi les plus abordables en prix, dans les Balkans, les pays Baltes, en Afrique du Nord, partout où il y a un lien particulier qui facilite les choses", assure Jacques Hamaide. Ce plan B permettrait au festival de perdurer mais rien n’est encore gagné.