Mons-Centre

Législatives: le PTB+ a présenté ses candidats de Mons-Borinage et du Centre hier matin

POLITIQUE Du poil à gratter, le PTB+? Un rôle qui leur conviendrait bien. À l’occasion de la présentation de ses candidats régionaux, hier à Mons, le parti des travailleurs belges a tenu à rappeler que, voter pour lui, c’est voter utile.

“Pourquoi voter pour des partis et leur donner un député de plus sachant que cela ne changera rien, alors qu’en nous choisissant, les électeurs nous permettront de faire entendre notre voix au parlement ?”, s’interroge le Louviérois Marco Van Hees, fonctionnaire aux finances à Mons, pourfendeur de Didier Reynders et des intérêts notionels et tête de liste au Sénat.

“Le PTB a son rôle à jouer. Comme rappeler à nos gouvernants les vraies priorité des gens. Et ce n’est pas BHV. Notre parti est unitaire, et les camarades flamands et francophones sont d’accords sur ce point.”

Le PTB se considère aussi comme pragmatique, loin de l’étiquette d’extrême-gauche qui lui a été longtemps accolée.

“Nous avons évolué. Les cadres ont été rajeunis, notre discours est réaliste”, précise le président provincial, Germain Mugemangango, tête de liste à la Chambre. “Nous avons repris notre slogan de 2009, Votez contre ce cirque politique, car il est plus que jamais d’actualité. Mais nous avons des propositions concrètes. Comme la proposition Inbev, qui vise à interdire aux entreprises bénéficiaires, et qui reçoivent des aides d’état, de licencier des travailleurs, sous peine de perdre ces aides justement.”

Sur le plan communautaire, le PTB propose une circonscription électorale unique. “Ainsi, chaque élu devra défendre son bilan devant les deux communautés. Ce qui sous-entend qu’il n’y a plus de parité possible au niveau des sièges.”

Autre cheval de bataille : la médecine gratuite. “Nous faisons fonctionner onze maisons médicales, où les soins sont gratuits. Les médecins sont salariés, et il n’y a pas de ticket modérateur. Si ça marche avec nous, pourquoi pas à l’échelle du pays.”

L’énergie, c’est le dada de Gaëtan Lelong, éducateur à Quaregnon et 2e suppléant au Sénat : “l’énergie étant un besoin fondamental, la TVA devrait passer de 21 à 6 %. Et ce, alors que 75.000 ménages ont du mal à payer, et qu’Electrabel n’est mê- me pas taxé malgré des bénéfices plantureux. Ce n’est pas révolutionnaire : la Grande-Bretagne, le Portugal, le Luxemboug appliquent ce genre de normes.”

Autant d’idées, parmi d’autres, que le PTB souhaite faire entendre directement au Parlement et au Sénat.



© La Dernière Heure 2010