Mons-Centre Bilan, projets et élections communales d’octobre sont au menu de cet entretien avec Marc de Saint Moulin

Le mercredi 27 décembre, Marc de Saint Moulin (PS) cédait officiellement son écharpe de bourgmestre à Fabienne Winckel (PS), sa seconde échevine. Depuis, le désormais ex-maïeur entame une nouvelle vie.

Comment occupez-vous vos journées désormais ?

"Je cuisine, je lis, je regarde la télé, je m’occupe de régler certaines choses à la maison. Et puis, cela va peut-être étonner beaucoup de gens, mais je vais m’inscrire à un cours d’informatique. Il faut dire que je ne sais même pas allumer un PC…"

Vous êtes resté 29 ans au collège. Ça ne vous manque pas déjà ?

"Non, parce que c’était prévu. Je vis cela sereinement, comme une pause de carrière de dix mois durant laquelle je vais travailler avec mes amis sur la campagne électorale."

Si vous deviez ressortir une seule grande fierté de vos 17 années de mayorat…

"Le développement et l’embellissement de la ville dans son ensemble. Il y avait aussi un challenge extraordinaire : la construction de la salle culturelle Victor Jara. Mais d’autres choses ont été de vrais défis, comme la restauration du patrimoine."

Vous vous êtes souvent investi pour le sport.

"Nous avons construit trois terrains de football synthétiques, une nouvelle salle de basket-ball, une salle omnisport, bientôt un nouveau terrain synthétique pour le rugby. Nous attendons aussi l’accord d’Infrasport pour recevoir des subventions afin de construire une nouvelle salle de sport sur le site de l’EEPSIS à Horrues. Elle servirait pour l’école en journée et pour l’associatif en soirée."

En 2013, vous souhaitiez améliorer l’image de la ville. Pari réussi selon vous ?

"Oui. Je pense que les choses ont évolué de manière extraordinaire. Désormais, on regarde Soignies comme un exemple dans beaucoup de communes. Des investisseurs se montrent aussi de plus en plus intéressés par Soignies. D’ici quelques mois, nous devrions d’ailleurs avoir quelques bonnes nouvelles à annoncer avec des créations d’emplois. Ce sont des grosses sociétés multinationales mais je ne peux pas encore les citer."

Imaginez que vous récoltiez encore le plus grand nombre de votes en octobre…

"Je ne pense pas à cela. Je vais mener ces élections en parfaite harmonie et en équipe avec Fabienne Winckel, Hubert Dubois, Carinne Delhaye, Baudouin Vendy et toute l’équipe. Le seul objectif est que le PS sorte vainqueur afin de continuer cette gestion sérieuse et le développement de Soignies. Mon objectif est de revenir au collège, ça, c’est sûr. Je suis prêt à assumer n’importe quelle attribution d’échevin."

Quel est le collège idéal pour la prochaine mandature ?

"C’est la poursuite de la majorité actuelle. Si je suis élu, je plaiderai dans ce sens-là. Avec le MR, nous avons changé cette ville et je pense que ce serait une catastrophe pour Soignies si cela changeait. Dans cette équipe, chacun a su faire face aux vents contraires pour finalement faire l’unanimité."

Donc pas avec le CDH ?

"Je vais être clair : si mon parti choisissait cette option, je ne siégerais pas au collège. Les majorités tiennent ou éclatent en fonction du respect. Avec les partenaires actuels, tel a toujours été le cas, sans affrontement mais avec de la réflexion. Je ne saurais pas travailler sans confiance."