Mons-Centre

La FGTB Horval exige la réintégration de Laurent, licencié avant les fêtes de fin d'année

La situation était plutôt tendue au sein de l’usine Vandemoortele, à Seneffe, depuis quelques semaines. En cause, le licenciement d’un travailleur, Laurent, juste avant les fêtes de fin d’année. La FGTB a tenté de privilégier le dialogue pour permettre la réintégration de ce dernier mais les discussions n’ont jusqu’ici pas abouties.

Si bien que depuis ce lundi 4 heures, une délégation syndicale FGTB a établi un piquet de grève à l’entrée de l’usine. Soutenus par les représentants des travailleurs des autres sites de Vandemoortele mais également par les délégués d’autres sections, tous sont présents pour soutenir leur collège, « victime d’un patronat antisyndical. »


L’objectif est clair : se faire entendre auprès de la direction et exiger la réintégration de Laurent, qui était actif en tant que technicien depuis presque dix ans. « Après le licenciement de Laurent le 22 décembre dernier, la FGTB Horval avait prévenu que l’entreprise la trouverait sur sa route. La conciliation du 9 janvier dernier s’était soldée par un refus catégorique de la direction de réintégrer Laurent. Depuis, nous avons entrepris maintes actions pour dénoncer cette injustice », communique le syndicat.

Après plusieurs communications sur les réseaux sociaux, une pétition avait été mise en ligne et partagée par les centrales FGTB de Belgique et d’Europe. « Nous avons récolté, ce jour, plus de 2200 signatures. En quelques jours seulement, nous avons obtenu le soutien de l’ensemble des centrales FGTB mais également de nos organisations sœurs européennes. Nous attendons désormais une réponse de la direction de Vandemoortele qui ne pourra nier la solidarité qu’a suscitée cette décision aussi unilatérale qu’injuste. »

Et le syndicat de rappeler que ce n’est pas la première fois qu’un travailleur est licencié sur le site seneffois, « sans motif. » De son côté, l’entreprise avait réagi il y a quelques jours pour expliquer que ce licenciement intervenait à la suite de « comportements incompatibles avec les règles en vigueur dans l’entreprise » et n’était en rien lié au statut de délégué syndical de Laurent.