Mons-Centre Une centaine de communes ont obtenu un subside de la région pour engager un agent dédié à la propreté publique

La propreté des espaces publiques est une problématique à laquelle aucune commune ne semble échapper. Conscient des difficultés auxquelles elles sont quotidiennement confrontées, le ministre de l’environnement, Carlo Di Antonio (cdH), a récemment annoncé l’octroi d’un subside destiné à l’engagement de nouveaux agents, spécifiquement dédiés à la propreté publique afin de renforcer la lutte contre les incivilités et tendre vers une Wallonie plus propre.

Dans la région, de très nombreuses communes ont sollicité cette aide bienvenue. Mais Quévy ne figure pas dans la liste, ce que déplore l’opposition. "De vive voix ou sur Facebook, nous constatons de nombreuses plaintes de citoyens quant à la propreté publique", souligne Aurélien Godin (GénérationS Quévy). "Nous ne pouvons pas dire que la commune ne fait rien, ce serait faux. Les agents font avec les moyens mis à leur disposition mais nous ne concevons pas qu’une commune comme Quévy ne travaille pas à l’obtention de ces subsides."

D’autant plus qu’au regard des communes voisines, Quévy fait presque figure d’exception. "Pour ainsi dire toutes les communes de l’arrondissement ont obtenu ce subside. Une personne pourra, durant trois ans, nettoyer les rues et mettre en place un système de répression des incivilités sur leur territoire. Ce qui est, à notre sens, primordial." Le conseiller compte dès lors interpeller la majorité lors du prochain conseil communal.

"Nous souhaitons savoir quelle politique la majorité socialiste, qui se targuait lors de la dernière campagne électorale d’être prolifique pour la recherche de subsides, souhaite mettre en place en termes de propreté et de gestion des déchets. De nombreuses personnes se plaignent de l’inefficacité des décisions prises par le collège communal. Nous sommes en milieu rural, nous pourrions espérer mieux, même si nous sommes conscients que le premier problème réside dans l’incivisme de certain"

Et le conseiller d’ajouter que si le nettoyage des voiries relève des compétences de la commune, il est également positif de constater l’implication des citoyens. "Une centaine de scouts participeront au grand nettoyage de printemps. Nous en appelons évidemment à la bonne volonté de chacun pour rendre Quévy plus propre. Ce serait aussi l’occasion de mettre sur pied une collaboration entre les associations et la commune." Avis aux amateurs !


Florence Lecompte - bourgmestre (PS) de Quévy : "Un très gros regret"

Pourquoi ne pas avoir sollicité un subside auprès de la région wallonne ?

"Nous avons pris connaissance de l’attribution de ce subside et nous avons donc vérifié tout le courrier entrant, daté des mois d’octobre et de novembre, et nous n’avons aucune trace de cet appel. Nous ne savons pas ce qu’il s’est passé. Si nous avions été informés, nous aurions évidemment participé ! C’est un très gros regret, d’une part parce que cela aurait permis de créer de l’emploi, et d’autre part parce que nous avons toujours besoin de personne pour assurer la propreté publique."

De nombreuses personnes se plaignent de l’état des espaces publics…

" La propreté reste pour nous une priorité mais il est vrai que c’est de pire en pire ! Nous sommes aujourd’hui confrontés à une quantité extraordinaire de déchets, de dépôts sauvages et d’encombrants. Nos agents travaillent quotidiennement, certaines rues sont nettoyées chaque semaine et deux jours plus tard, c’est à nouveau le carnage. Il n’y a pas d’autres mots. La police veille et des amendes salées sont régulièrement distribuées mais cela ne semble pas suffisant… "

Avez-vous l’impression que le problème est spécifique à Quévy ?

" Non, nous savons que la situation est similaire dans les communes voisines. Nous ne comprenons pas pourquoi. Nous installerons prochainement de nouvelles poubelles publiques mais nous constatons que certaines poubelles sont remplies de déchets ménagers. Est-ce que certains ménages ne parviennent pas à payer un rouleau de sacs-poubelle ? Nous ne savons pas. Mais la situation est interpellante. "