Mons-Centre La Belgique a déjà donné son accord pour rouvrir la ligne Valenciennes-Mons. Les Français doivent trancher

"De notre côté, nous sommes prêts, nous attendons juste le signal du côté français pour recevoir des garanties que le budget sera bien débloqué", nous annonçait le cabinet du ministre belge de la mobilité François Bellot (MR) la semaine dernière.

Dans son budget 2018, la Belgique a prévu de débloquer les 2,3 millions d’euros nécessaires à l’aménagement des 800 mètres de voie ferrée qui séparent la gare de Quiévrain à la frontière française. Le but étant que les trains de marchandises puissent à nouveau traverser la frontière.

Reste donc à attendre le feu vert de l’État français qui doit également construire 700 mètres de rails vers Quiévrain. Le coût est estimé à 7 millions d’euros. "La France est actuellement en plein débat avec les fameuses assises de la mobilité", explique Franck Dhersin (Les Républicains), président de la commission transports de la région Hauts-de-France. "La ministre Elisabeth Borne est en train de revoir complètement les investissements de la SNCF avec des réunions un peu partout dans le pays. Dans cette optique, il y aura forcément des abandons de travaux à certains endroits. La décision finale sera donc prise au printemps, pas avant."

Mais la SNCF a déjà fait un grand pas dans le sens de la réouverture de la ligne 97. Des travaux sont prévus sur un tronçon de 13 km entre Valenciennes et Crespin. "Nous devons urgemment remettre en état la voie ferrée qui dessert les sites industriels où siègent notamment les usines Bombardier et Toyota. Cela coûtera environ 6,5 millions d’euros. Les travaux devraient débuter en 2019", poursuit Franck Dhersin qui rêve aussi de la réouverture de la ligne Valenciennes-Mons. "Nous nous battons pour que cette liaison puisse renaître notamment parce qu’il y a des industries qu’il faut desservir. Sinon à quoi servirait de faire le canal Seine-Nord Europe ?"

La région Hauts-de-France et l’État français avait en tout cas déjà convenu de ce projet il y a plusieurs années. "Il s’agit d’une dépense qui était de toute façon inscrite dans le plan État-Région 2014-2020" , détaille Franck Dhersin. "Si l’État donne son accord au printemps, nous suivrons bien entendu le projet."