Mons-Centre

Le politicien montois avait décoré Johnny Hallyday de l'Ordre de la Couronne.

C’était il y a 16 ans, en 2001. Le politicien montois Richard Miller (MR), alors ministre des arts et des lettres, remettait la médaille de l’Officier de l’Ordre de la Couronne à Johnny Hallyday. "C’était un magnifique moment mais un énorme stress pour moi et mon cabinet", se souvient Richard Miller qui appréciait personnellement les chansons du rockeur. "Ce n’était pas n’importe qui, c’était Johnny Hallyday qui venait et nous devions entièrement organiser sa venue."

"Je voyais des Noël Godin partout"

La réception s’était tenue à Bruxelles, au palais d’Egmont. Quelques jours avant, la garde rapprochée du chanteur s’était déplacée dans la capitale pour s’assurer de la sécurité. "Leur seule crainte, c’était l’entarteur !", rigole Richard Miller. "Nous avions vraiment peur qu’il vienne. Pour son image, ça aurait été terrible. La nuit précédente, j’étais obsédé par ça. Je voyais des Noël Godin partout !"

Sous la pression médiatique que représentait cet évènement, Richard Miller et son équipe avaient voulu soigner la sécurité en limitant l’accès à la foule. "Et voilà que quand j’arrive à la réception le Jour-J, je vois Arlette, la femme de mon chauffeur, en plein discussion avec Johnny Hallyday. C’était une fan inconditionnelle de Johnny et son mari n’avait jamais osé lui dire qu’elle ne pouvait pas venir. Heureusement, ça s’est bien passé et Johnny a été super sympa avec elle."

"Je retiendrai son immense gentillesse"

Le Montois était stressé par l’événement mais rapidement rassuré par Johnny lui-même. "Nous avions déjà déjeuné avec lui et Laetitia avant la réception puis nous avions dîné tous ensemble après. On voyait sur son visage que c’était vraiment un homme intérieurement gentil. Tout de suite, le stress est tombé grâce à ça. Je retiendrai toujours son immense gentillesse."

La gentillesse de Johnny aurait pourtant pu se transformer en colère après la remise de la médaille. La Ferrari de la rockstar était garée devant le palais d’Egmont… "Au moment de repartir, mon chef de cabinet vient me dire qu’il y a une griffe sur sa Ferrari ! A ce moment-là, je voyais déjà des trous dans les finances de la Communauté française", se marre Richard Miller. "Heureusement, quelqu’un s’est mis devant la griffe et Johnny et reparti sans rien voir. On n’a plus jamais entendu parler de cette griffe après…"