Mons-Centre Recrues sonégiennes, les frangins Kevin et Alan Williams sont enfin réunis en Belgique.

Vice-champion de Belgique en titre, le RC Soignies a accueilli cet été les frères Williams et, au vu de leur CV, on peut clairement les qualifier de grosses pointures du rugby belge. À 31 ans et 28 ans, Kevin et Alan n’avaient en outre jamais, chez les adultes, évolué ensemble en Belgique autrement que le maillot des Diables Noirs sur les épaules.

Originaires du Brabant wallon, ils ont en effet connu un beau parcours à l’étranger, surtout pour le plus jeune (diplômé en maintenance industrielle en France), champion de France espoirs à Castres il y a quelques années et qui est le buteur numéro 1 des Diables Noirs. Alors que l’aîné, fraîchement diplômé en kiné, a roulé sa bosse en France mais aussi en Belgique en division 1.

"Retrouver mon frère, c’est ce que je voulais", souligne Alan, le Diable Noir qui, en 2007, inscrivait l’unique essai belge face aux Pumas argentins, troisièmes du mondial français dans la foulée. "Je ne sais pas combien de temps je jouerai encore et évoluer à ses côtés encore un ou deux ans était une priorité pour moi." À Soignies, l’arrière de 28 ans retrouvera donc son frère aîné recruté en tant que joueur-entraîneur des trois-quarts et aussi son papa, Billy, l’un des encadrants (responsable de l’extra-sportif et de quelques secteurs particuliers comme le jeu au pied) du groupe séniors, mais aussi un univers très lointain de Cognac et de la Fédérale 1 (troisième division française) qu’il a quittée il y a quelques semaines. "C’est évidemment un peu différent", sourit le buteur. "Je suis content de ce que j’ai pu réaliser par le passé et d’avoir ce parcours mais j’ai envie de réorienter ma vie personnelle. Peut-être que je ne décrocherai jamais, on verra. À Soignies, je veux avant tout continuer à prendre du plaisir à jouer."

Chez le paternel, la fierté a en tout cas laissé sa place à la joie de voir débarquer deux éléments de ce calibre. "C’est un peu irréel. Je me souviens d’eux côte à côte en cadets mais pas en séniors. Chez moi, la fierté, c’est passé", sourit-il. "Je suis surtout content pour le club ! Avec eux, ça change pas mal la donne."

Il est vrai qu’avec sa classe biberon et ses cadres pas très vieux (Dubois, Heyndrickx, Honhon, les frères Debaty…), le RC Soignies peut, sur papier, se montrer pas mal ambitieux. "D’autant que nous avons pu conserver tout notre noyau", se réjouit Billy Williams. "Avec Kevin et Alan, c’est de l’expérience mais aussi du leadership à certains postes clés. On a mis un nouveau plan de jeu en place, ça a l’air de fonctionner. Il est temps maintenant que ça commence !"