Mons-Centre

Une action de sensibilisation était menée ce lundi matin devant l'école communale de Sirault

Chaque année, ce sont quelque 700 enfants qui sont blessés ou qui perdent la vie alors qu’ils sont sur le chemin de l’école. Des chiffres alarmants qui prouvent que le travail de prévention et de répression à l’égard des enfants et de leurs parents reste nécessaire aux abords des établissements scolaires.

Depuis plusieurs années en cette période de rentrée, la zone de police boraine intensifie d’ailleurs sa présence à proximité des écoles. Ce lundi, elle avait recruté des Borice’s Rangers, soit trois enfants de troisième année primaire de l’école communale de Sirault, pour faire respecter les règles en matière de circulation routière.

© E.B.

L’établissement n’avait pas été choisi par hasard : chaque matin, la rue Albert Bériot se transforme en point noir de la circulation. « L’expérience de ce lundi matin nous confirme qu’il s’agit d’un endroit problématique et nous pousse à chercher des solutions, même si nous savons que ce n’est pas simple », a commenté le bourgmestre de Saint-Ghislain, Daniel Olivier (PS).

Si la présence de la police a poussé les conducteurs à changer de comportement, les stationnements sur les trottoirs, la vitesse excessive malgré les limitations ou encore la non-utilisation des passages pour piéton sont monnaie courante en temps normal. « Les enfants sont acteurs de leur propre sécurité mais il est important que les parents en soient également conscients », précise le chef de corps de la zone, Jean-Marc Delrot.

Si une phase de prévention est actuellement observée, une phase de répression sera lancée à partir du 11 septembre prochain afin de sanctionner les automobilistes qui mettraient en péril la sécurité des écoliers. Des écoliers qui sont impliqués dans le projet puisque sur base d’un questionnaire qui leur a été distribué, ils pourront partager leur perception en matière de sécurité et ainsi pousser les autorités politiques et administratives à chercher des solutions.

Pour l’heure, la création de places dépose-minute face à l’établissement est envisagée mais cette solution reste à étudier et ne sera dans tous les cas pas réalisable avant le printemps prochain.