Mons-Centre

C’est une scène pour le moins surréaliste à laquelle les conseillers communaux de Quévy ont assisté mardi soir. 

Alors qu’il leur était demandé d’approuver les rapports financier et d’activité 2016 du plan de cohésion sociale, le groupe GénérationS Quévy a interpellé la majorité socialiste pour lui signifier qu’elle faisait mention, dans ce dernier, d’un conseil communal… qui n’a en fait jamais existé.

« C’est plutôt fort et cela relève du faux. Nous savons que le rapport d’activité est plus que restreint mais de là à inventer des conseils communaux pour avoir de quoi le remplir ! », a pesté Véronique Zabus, conseillère dans l’opposition. Dans celui-ci, un conseil en date du 27 mars était notifié mais celui-ci n’a pas été organisé.

De son côté, l’échevine en charge des affaires sociales, Catherine Poncin (PS), n’a pas tenté de nier l’erreur. « C’est exact, il s’agit d’une erreur. Mais je ne sais pas d’où elle provient, je suis certaine de ne pas avoir mentionné cette date », a-t-elle déclaré. « Nous n’avons plus accès à la version électronique du document puisqu’il fallait le renvoyer pour le 31 mars. Mais par écrit, nous pouvons y ajouter un erratum. »

Autant écrire que la solution proposée a suscité nombre de réactions dans les rangs de l’opposition. « Il est clairement mentionné qu’une fois le document envoyé, aucune modification ne pourra être apporté. Vous ne pouvez pas vous contenter de cela, il est trop tard ! », ont insisté Thierry Mouthuy et le reste du groupe.

Mais l’échevine s’est défendue. « Nous ne serons pas pénalisés. Il s’agit d’un acte purement administratif, nous corrigerons l’erreur dans un erratum. C’est de toute façon le document qui vous est présenté et soumis au vote aujourd’hui qui a force de loi. Ce sera le seul document légalement valide puisque le rapport devait être soumis au conseil communal. »

Des propos qui n’ont pas convaincu l’opposition, qui a voté contre le point.