Mons-Centre La distribution de plus de 450 colis alimentaires par semaine continue grâce au plan B de la Ville

Voilà près de trois mois que la Ville de Mons a sorti l’artillerie pour palier l’absence de Resto du cœur sur son territoire. L’ASBL de l’ex-Resto est en liquidation , la Fédération belge a aussi annoncé que reprendre pareille activité sur Mons est devenu impossible. Et pour cause, la reprise du passif de l’ex-Resto s’élèverait à 300.000 euros. C’est trop pour la Fédération !

Du coup, les subsides purs et durs de la Fédération envers ses Restos labélisés ne peuvent entrer en ligne de compte. Seuls les approvisionnements de denrées alimentaires par l’intermédiaire d’autres associations peuvent être réalisés. C’est ainsi que le Relais social de Mons-Borinage peut prendre la relève et assurer, au minimum, la distribution de colis alimentaires aux 450 familles de Mons et sa région.

Le hic ? La Ville a déjà clairement indiqué que son intervention était limitée dans le temps, à savoir six mois. Comment se profile l’avenir ? "Pour l’instant, nous avons connaissance d’un candidat qui souhaite créer une association et réaliser ce service d’aide" , explique Yvonne L’Hoest, présidente de la Fédération des Restos du cœur de Belgique. "Nous ne pouvons absolument pas reprendre une activité Resto du cœur en tant que telle, même pas les locaux. Nous restons ouverts à toutes les propositions d’associations indépendantes. Mais un Resto, ça ne s’ouvre pas pour six mois, il faut travailler sur le long terme. Pour l’instant, nous sommes bloqués. Nous en sommes arrivés au point où nous ne pouvons plus bouger."

Un Resto du cœur montois, labellisé et subsidié, ne pourrait pas voir le jour avant au moins deux ans. Mais la Fédération continue néanmoins de remettre des marchandises grâce aux partenariats avec certaines structures. Bref, l’appel aux candidats est ouvert.

Par ailleurs, la Ville de Mons a affirmé que prendre complètement à sa charge ce service lui coûterait 100.000 euros par an. Les finances montoises sont telles que la Ville estime complexe, et même impossible, de franchir le pas. Les budgets de la Ville et du CPAS de Mons, qui seront présentés en décembre, devront éclairer cette question.