Mons-Centre Malgré les renforts, le maintien sera tout de même compliqué à atteindre

Après plusieurs années de disette, le Caj Mir a atteint son objectif au printemps dernier et le club cher à la famille Allegro retrouve la Super cette année. La recette n’a pas changé : c’est avec l’éclosion de jeunes joueurs que le cercle borain a gagné le droit de défier les meilleurs cette saison. "Notamment avec Valentin Pieraert qui est entré dans le Top 25 belge et qui s’est révélé", explique le président, Calogero Allegro. "On avait fait les efforts en son temps pour mon fils Martin et c’était normal qu’on fasse la même chose pour Valentin. On est donc fier de se retrouver là et relativement serein, même si on sait que ça va être compliqué."

Le maintien sera forcément le seul objectif des Boussutois. "Je vois quatre équipes qui sont hors d’atteinte avec le Logis, Diest, Virton et Sokah. Castellinois et Nodo Ekeren sont à mon avis juste en dessous et c’est avec les trois dernières équipes qu’on va lutter pour ce maintien. Le niveau de la super est de plus en plus relevé, notamment du fait de la possibilité de double appartenance. C’est quelque chose de décrié dans les séries inférieures mais à ce niveau, pour moi, c’est une bonne chose."

Pour tenter le pari du maintien, le Caj Mir s’appuiera sur le groupe de l’an passé, emmené par Pieraert, et sur ses deux renforts. Depuis mai, on sait que Gaetan Swartenbroukx (Astrid) défendra les couleurs boraines. Et cette semaine, les dirigeants ont engagé Aleksandr Lushin, un Estonien de 20 ans qui sera classé B0. "Il est aux alentours de la 450e place mondiale, soit au niveau de Valentin. Il a un jeu atypique puisque c’est un pur défenseur et il nous donnera des possibilités supplémentaires en fonction de nos adversaires."

Reste que le club, dans un monde idéal, aurait dû pouvoir compter sur Martin Allegro (A4) ou Benjamin Rogiers (A8) mais ce n’était pas possible, notamment pour le plus doué des Allegro qui a privilégié l’Allemagne. "Benjamin était avec nous lors de notre dernier passage en super et ça s’était très bien passé. Quand nous sommes descendus, il a dû trouver autre chose et c’est à Nodo qu’il a atterri. Ce n’est pas comme en foot et l’esprit club est plus important. Je ne le voyais pas quitter les Anversois, même temporairement."