Mons-Centre Le Sonégien François Fouss a terminé 5e de sa catégorie (35-39 ans) au championnat du monde d’Iron Man 70.3.

Chattanooga, la quatrième ville de l’État du Tennessee aux États-Unis, restera certainement l’un des lieux préférés de François Fouss. Le Sonégien, qui est de retour des States en ce milieu de semaine, y a en effet réussi une superbe performance en se hissant dans le Top 5 de l’Iron Man 70.3 dans la catégorie 35-39 ans !

"C’était inattendu même si j’étais bien préparé", souffle-t-il depuis Atlanta quelques jours après cet exploit.

Parce que c’en est bien un ! Au départ, ils étaient plus de 450 dans cette catégorie, lancés par groupe à intervalle de quelques secondes. "Je sors plutôt loin après la nage, se souvient-il. Sans pour autant vraiment me situer à ce moment-là puisque nous ne sommes pas tous partis en même temps. La natation, ce n’est pas mon point fort. Je savais donc que je pouvais reprendre du temps et des places." Ce que ce professeur a fait sans trembler avec la partie vélo et ensuite la course à pied. "Il y a eu une côte à la fin où j’ai repris pas mal de monde sans pour autant les compter."

Cette expérience inoubliable a été vécue avec passion à Horrues, là où était son camp de base. Mais outre-Atlantique, le dernier mérite sportif de la Ville de Soignies a en tout cas tenté d’en profiter un maximum, même si, loin de ses habitudes, tout ne fut pas si facile.

"Avec les inscrits et les bénévoles, il y avait énormément de monde sur place. Tout était bien rangé et ordonné, je n’ai donc pas eu de souci lors des transitions. De toute façon, j’avais mis plus d’une heure auparavant à repérer où étaient mes affaires, sourit-il. Le plus difficile, ce fut au niveau alimentaire. Aux États-Unis, je n’ai pas vraiment pu retrouver ce que je mange d’ordinaire en Belgique avant un tel événement."

Depuis quelques années, la progression de François suit en tout cas une évolution constante et sa saison n’est pas encore finie.

"Dans trois semaines, je participe à un autre triathlon, il faudra que je redescende un peu de mon nuage, souligne-t-il. J’aurais pu aller l’année prochaine en Estonie pour le championnat d’Europe du quart mais j’ai décidé de faire l’impasse pour des raisons d’organisation professionnelles, familiales et également financières. Pour le Tennessee, on parle d’un budget de 4.000 € dépensé en bon père de famille, sans excès, pour une semaine. Je ne reçois pas d’autres soutiens que ceux récoltés via des soupers ou autres."

La vie d’un vrai passionné !