Mons-Centre Quatre prévenus ont écopé de deux à quatre ans de prison ferme

L’association de malfaiteurs était active dans le trafic de cocaïne et d’héroïne ainsi que dans le vol de vêtements et de parfums. La douzaine de prévenus s’est également livrée à du recel de marchandises volées dans la région de Mons. Leur terrain de chasse était principalement le magasin Zara et Planet Parfum aux Grands Prés. Quant au trafic de drogue, c’est de la rue de Biche et d’un bar à Quaregnon que tout s’orchestrait.

Le tribunal correctionnel de Mons a condamné une douzaine de prévenus, dont huit sont détenus, pour leur participation à un trafic organisé de drogues dures. Il s’agissait principalement d’héroïne et de cocaïne qui étaient revendues par des proches de la famille. Le tribunal correctionnel de Mons a infligé des peines d’un à quatre ans de prison ferme pour les participants les plus assidus de la double association de malfaiteurs.

Pour les vols , le tribunal a en effet considéré que "le fait que les prévenus se soient équipés d’un matériel destiné à neutraliser les antivols a rendu très difficile pour les commerçants la prise en flagrant délit des auteurs des vols dont ils se disaient victimes entre le 1er janvier et le 10 mai 2017." Ceci dit : "Les prévenus ont laissé entendre que s’ils commettaient des vols, agissant parfois seuls, parfois avec l’un, parfois avec l’autre, c’était au gré des rencontres et des opportunités qui se présentaient sans qu’il y ait une hiérarchie ni de partage du butin."

Il n’empêche, selon le tribunal, chaque prévenu cherchait son enrichissement personnel et était conscient de participer à une activité organisée. Le ministère public a dénoncé une économie parallèle qui rapportait de plantureux gains, estimant que l’un des prévenus était le dirigeant de cette "entreprise".

Le tribunal ne l’a pas vu comme cela. "Quatre des prévenus se sont organisés de manière systématique, dans la durée, pour voler ou pour écouler des biens volés, en vue de les rapatrier au pays ou de les revendre. Les vols étant pratiqués au moyen d’un aimant qui désactivait les antivols." Ils ont écopé des peines les plus sévères, rehaussées par leur participation tout aussi active dans le trafic de drogues dures.

Pour établir les peines, le tribunal a tenu compte de la nature des stupéfiants, des cinq mois de période infractionnelle, de l’ampleur du trafic, de la situation précaire des dealers et/ou voleurs… Enfin, le tribunal a ordonné la confiscation d’au moins 15.000 euros, répartis entre les différents prévenus.