Mons-Centre 1,6 kilo de cannabis, 100 grammes de cocaïne et 31.000 euros ont été découverts à son domicile

Le tribunal correctionnel de Mons a condamné trois prévenus, ce mercredi, suite à un vaste trafic de stupéfiants réalisé à La Louvière, entre juin et novembre 2017. Une vaste opération de police le 22 novembre dernier dans et autour du bar le "Cantiniaux" à Trivières avait démantelé le trafic. Les perquisitions avaient aussi mené aux inculpations, à des degrés divers, de quatre individus. Trois dont le patron du café, aujourd’hui fermé administrativement, ont été condamnés pour leur participation. Une suspension et un sursis ont été accordés.

Mais celui qui a le plus dégusté face à la justice montoise est Timur (38 ans), détenu depuis cinq mois. Les policiers ont découvert chez lui 1,6 kilo de cannabis, 100 grammes de cocaïne, sept boîtes de cartouches 9 mm, deux balances de précision et plus de 31.000 euros ! Le prévenu arguait qu’il s’agissait d’un "dépôt momentané d’un ami". Des explications estimées peu crédibles par le président Ruchard.

En récidive légale et spéciale, il a écopé de quatre ans de prison et d’une amende pour le volet stupéfiants. À cela s’ajoute une année de prison pour les munitions. "Il ressortirait d’une coïncidence extraordinaire que, comme en 2015, le domicile du prévenu soit perquisitionné juste dans les heures suivant le prétendu dépôt des objets illicites, et juste quelques heures avant leur restitution", précise le tribunal.

En 2016, Timur avait déjà tenté cette pirouette pour se sortir de la mouise. Il a écopé de quatre ans avec sursis suite à la découverte lors d’une perquisition, toujours à son domicile, de 11 kilos de cocaïne, 6 armes à feu et 170.000 euros. En outre, pourquoi aurait-il disséminé les objets illicites, chez lui, à plusieurs endroits s’ils ne lui appartenaient pas ?, soulève le jugement en rejetant les explications scabreuses du prévenu.

Quant à la légalité de la perquisition du 22 novembre 2017, soulevée par son conseil Me Mayence, le tribunal s’est appuyé sur l’arrêt de décembre 2017 de la chambre des mises en accusation qui avait déjà tranché la question dans cette affaire. "La perquisition était régulière et il n’y a pas lieu de l’annuler", dit l’arrêt. Déjà discutée et tranchée, la question ne peut donc plus être soulevée devant le juge de fond.

À l’issue du prononcé de son jugement, Timur n’en menait pas large en sortant de la salle en compagnie des forces de l’ordre, chargées de le reconduire à la prison.