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L’American bar avait essuyé des plaintes pour tapage nocturne

LA LOUVIÈRE Dans le zoning de la Grattine, l’American Bar suscite les interrogations les plus diverses. Depuis son ouverture, les procès-verbaux pour tapages nocturnes et troubles de la tranquillité publique se sont multipliés. En mai 2011, le bourgmestre de La Louvière avait même pris un arrêté de fermeture provisoire, à la suite d’une violente altercation qui s’était terminée en bain de sang.

Les riverains (il faut traverser l’avenue de Wallonie pour trouver les premiers) et les commerces voisins auraient déposé de nombreuses plaintes, à la suite des soirées dansantes bruyantes et des karaokés aux décibels exagérés. Mais à cela s’ajoute un autre souci, beaucoup plus ennuyeux celui-là : l’établissement ne disposait pas du permis d’environnement nécessaire à l’exploitation.

Le point a fait l’objet d’une interpellation de la conseillère Muriel Hanot (Écolo), lors du dernier conseil communal de La Louvière. Celle-ci s’interrogeait sur le fait que l’établissement n’ait jamais été fermé, et que les activités se poursuivaient, malgré le refus d’exploiter, notifié le 3 décembre dernier.

En fait, il s’agissait d’une demande de régularisation. Le refus n’est d’ailleurs pas le premier, puisque la ville avait refusé que l’American Bar endosse le statut de Club privé. Cette modification aurait vraisemblablement permis à l’exploitant de se soustraire du règlement en vigueur en matière d’horaire d’exploitation des établissements horeca.

L’exploitant avait depuis l’ouverture de son club , effectué divers aménagements de sécurité, qui n’ont pas suffi à convaincre les autorités communales. Celui-ci a en outre disparu de la circulation.

Plusieurs hypothèses sont évoquées. L’une d’elles aurait un lien avec la récente enquête de la police fédérale dans le milieu des motards et des Hell’s Angels. Il se dit que l’exploitant en faisait partie. L’établissement a en tous cas été vidé de son contenu.



© La Dernière Heure 2012