Un marathon pour les riverains

C. Ti. Publié le - Mis à jour le

Mons-Centre

Les habitations situées à quelques mètres de la plaine ne dorment pas beaucoup

DOUR Si l’arrivée du festival de Dour en réjouit plus d’un, les riverains, et plus particulièrement les personnes âgées, vivent une semaine un peu mouvementée. Tout commence par le montage et l’installation du site. “ Les marteaux tapotent toute la journée”, explique Alberte, 88 ans, riveraine sur le chemin de Thulin, l’axe ou passent tous les festivaliers.

Dès mercredi, ils envahiront la plaine douroise. Il en sera fini de la campagne paisible pour quelques jours. “Ça fait 24 ans que ça dure. Et chaque année, il y a plus de festivaliers et encore plus de bruit.”

Elle a déjà reçu quelques visites impromptues dans son jardin pour une envie pressante . Quelques visites étaient quant à elles d’ordre alimentaire. “Une fois, ils ont cueilli des fraises. Il n’y a pas très longtemps, j’ai dû tout clôturer pour éviter qu’ils ne viennent dans mon jardin faire tout et n’importe quoi.”

À quelques mètres de sa propriété, Alberte a une vue plongeante sur une scène du festival. Aux premières loges pour la musique et les jeux de lumière, cette pionnière du Dour festival a déjà vu passer pas mal de groupes. “Ça commence à 14 h et ça dure jusqu’à 5 h du matin. Je ne ferme pas l’oeil de la nuit. Une fois, j’ai cru que je devenais folle. J’entendais des cornemuses. Je me disais que ce n’était pas possible. Mais après, ma voisine m’a confirmé qu’il y avait eu une aubade. Cette année, je vais essayer de mettre des cotons. On verra bien ce que ça donnera !”

Et pourtant, l’organisation du Dour festival travaille pendant des mois en collaboration avec les riverains pour que tout se déroule avec un minimum d’inconvénients. Chaque riverain recoit la visite d’une équipe du fesitival, notamment pour délivrer les pass pour leurs proches et invités.

Enfin, Alberte n’est pas totalement contre le Dour festival. Et puis, elle peut encore faire plaisir à de petits chanceux. “Le bon côté, c’est que mes petits-enfants peuvent venir se garer ici sans difficulté. Eux, ils vont sur la plaine.”



© La Dernière Heure 2012
Publicité clickBoxBanner