Mons-Centre

L'ancienne ministre fédérale de la mobilité et députée wallonne, Jacqueline Galant (MR), est pour le moins interpellée. Alors qu'elle avait récemment déposé une question orale relative à la situation sur l'autoroute E19, à proximité de Mons, celle-ci a été refusée par la conférence des présidents.

« Depuis plus de six semaines, l'autoroute E19 a été ramenée sur deux bandes entre l'aire de repos du Bois du Gard et la sortie de Mons, près de Maisière », rappelle-t-elle. « Situation qui génère d'importants bouchons au niveau de la circulation. La voirie nécessite une réfection en profondeur mais le chantier a pris un retard important. »

D'où la volonté d'interroger le ministre wallon des travaux publics, Maxime Prévot (cdH), « sur le retard accumulé, le balisage précocement mis en place qui paralyse sans raison les automobilistes » et afin de savoir si la durée des travaux (15 jours annoncés) risquait d'être dépassée. Mais la question a été refusée au motif que « la responsabilité ministérielle n'était pas engagée et que la question était trop locale. »

La question orale a été transportée en question écrite, rendant de ce fait le débat impossible. Aujourd'hui, la bourgmestre regrette ce refus alors qu'elle estime qu'une autoroute est empruntée par des automobilistes qui ne sont pas exclusivement issus de la région montoise et qu'elle concerne donc un large panel d'usagers.

« En outre, il me semble opportun de prendre en considération divers soucis qui ont été constatés sur l’autoroute, notamment les trous grandissants sur cette même autoroute à hauteur du Grand large et qui peuvent également être la cause d’accidents » souligne la députée. « Comme dans d’autres cas, faudra-t-il attendre un grave accident pour que l’on prenne conscience des négligences dont on fait preuve en matière de balisages et des dégâts dans le bitume en divers endroits? »