Mons-Centre La situation reste dans l’impasse. Les travailleurs se réuniront ce mardi pour décider de la suite

Depuis jeudi dernier, un mouvement de grogne se distille au sein des 150 travailleurs de la multinationale Vesuvius, située à Ghlin. L’annonce de restructuration suite à la délocalisation de compétences sur un site en Pologne provoque de vives inquiétudes. Pour rappel, neuf travailleurs, dont six par licenciement sec, sont concernés par ce plan de restructuration, annoncé le 22 mai par la direction de l’entreprise.

Les travailleurs du site de Ghlin ont déjà marqué un arrêt de travail jeudi avant de mener une action plus sévère vendredi dernier. Les délégations syndicales (Setca et CNE) avaient sollicité ce lundi une rencontre avec le directeur financier de ce leader mondial en ingénierie de l’écoulement du métal. Une rencontre organisée dans le but de sortir de l’impasse. L’accès à l’entreprise était possible ce lundi, un signe d’ouverture au dialogue consenti par les travailleurs.

Les négociations ont donc repris avec l’un des directeurs financiers du groupe mais la situation reste dans l’impasse. Le blocage se situe au niveau des conditions de départ des travailleurs licenciés. "Non seulement, ils vont perdre leur travail mais avant cela ils doivent former leurs homologues polonais à toutes les procédures techniques en comptabilité. Ils sont prêts à l’accepter mais pas aux conditions actuelles que nous estimons indécentes", précisaient les syndicats.

Les négociations ont repris mais aucun accord ferme, notamment sur les conditions extra-légales n’a été obtenu. "Il n’y a pas eu de réelles avancées… La direction reste sur ses positions mais c’est toujours très loin de ce que nous demandons", nous confiait Marc Brichaux, secrétaire permanent Setca en sortant de réunion. "La direction reconnaît qu’elle a besoin des travailleurs du site de Ghlin pour former les travailleurs polonais mais elle ne va pas plus loin."

Manifestement, cette rencontre a laissé un goût amer. "Nous attendions de ce directeur qu’il puisse réellement négocier quelque chose mais nous n’avons pas avancé de manière significative. C’est une journée qui n’a pas abouti. Le personnel sera informé ce mardi et nous prendrons position."

En assemblée générale, les travailleurs décideront de la suite. Des actions plus dures sont à craindre dans les prochains jours.