Mons-Centre L’entreprise sur le site de Ghlin était à l’arrêt ce vendredi

Il n’y a pas qu’à l’administration communale de Mons que la grogne monte. Du côté de Ghlin, le leader mondial dans l’ingénierie de l’écoulement du métal était à l’arrêt ce vendredi. Et pour cause, les 150 travailleurs ont débrayé suite à l’annonce de restructuration prévoyant la délocalisation des activités de comptabilité et de performance en Pologne. Neuf travailleurs sont concernés dont six par des licenciements secs.

Les délégations syndicales (Setca et CNE) se trouvent depuis lors dans l’impasse. Négocier les conditions de départs de ces travailleurs n’est pas une mince affaire. Pour rappel, la volonté du groupe est de créer un "shared service center" où les services comptabilité et performance sont centralisés sur un même site. Les travailleurs de Ghlin seraient chargés de former leurs homologues polonais durant les huit prochains mois dans des conditions indécentes, estiment les syndicats.

Suite à une assemblée générale, 86 % des travailleurs ont donc bloqué, ce vendredi, l’accès à l’entreprise. "Le site est à l’arrêt", précisait Marc Brichaux, secrétaire permanent Setca. "Jeudi après-midi déjà, les travailleurs étaient sortis sur le parking pour manifester leur mécontentement. La direction locale du site est intervenue, nous stipulant qu’elle n’avait pas mandat pour négocier davantage. Face à ce problème, nous avons donc demandé à rencontrer, dans les plus brefs délais, une personne ayant un mandat."

Le directeur financier en Belgique descendra donc ce lundi pour reprendre les négociations et peut-être sortir de l’impasse. "En signe d’ouverture, l’accès au site ne sera pas bloqué. Nous lèverons le piquet jusqu’à lundi. Et en fonction des discussions, une nouvelle assemblée générale se réunira et nous déciderons de la suite ou non à donner aux actions de protestation."

Débloquer la situation est à l’ordre du jour, même si le sort des neuf travailleurs du site ghlinois semble déjà scellé. Reste à négocier les conditions de ces départs forcés.