Mons-Centre

Le brasier a nécessité un déploiement humain et matériel conséquent

Ce mardi à 17 heures, les pompiers de Mons ont été appelés par les riverains de la rue Jean-Jacques Rousseau, à Pâturages, alertés par un important dégagement de fumées noires. Si dans un premier temps, ils ont été alertés pour un incendie dans une école inoccupée, ils ont constaté, une fois sur place, qu’il s’agissait du bâtiment de l’école moyenne, revendue à l’IOS (aujourd’hui IRSIA) et abandonné depuis une dizaine d’années.


Les pompiers Mons sont arrivés sur place avec un charroi important. Aidés par les pompiers des casernes de Dour et de Saint-Ghislain, ils ont rapidement tenté de maitriser l’incendie. La toiture étant déjà percée, la priorité était de limiter au maximum la propagation du brasier. Les riverains ont été invités à rester à l'intérieur afin de limiter les risques d'intoxication. L’électricité a également été coupée et ORES a été appelé.

Aucun blessé n’est à déplorer. Les dégâts sont par contre colossaux au sein de l’ancienne école, qui accueillait autrefois des formations professionnelles. La structure étant principalement composée de bois, les hommes du feu n’ont pas pris de risques inutiles. La totalité de l’intervention s’est déroulée depuis l’extérieur. « Le bâtiment étant accessible via deux rues et via une cour intérieure, nous n’avons pas eu de difficulté à accéder aux différentes façades », précise le capitaine Benoît Filippi.


À l’heure d’écrire ces lignes, l’incendie est circonscrit mais une soixantaine de foyers sont toujours privés de courant. Celui-ci devrait être rétabli aux alentours de 21 heures. Quant aux pompiers, ils assureront une présence permanente cette nuit afin d’éviter les risques de reprise. Demain matin, les autorités communales et l'IRSIA se réuniront afin de décider de la suite à donner. Une partie du bâtiment, trop fragilisé et donc menaçant, sera abattu dans les plus brefs délais.

Le parquet de Mons est attendu sur place. Si les causes exactes restent à déterminer, l'origine volontaire est privilégiée.

Notons enfin que l’intervention a nécessité un déploiement humain et matériel très important, entraînant de ce fait une réorganisation du travail au niveau des différentes casernes de la zone de secours Hainaut-Centre. Et ce afin de continuer à assurer les interventions quotidiennes, dont les départs ambulance.