Mons

Le commissaire Philippe Borza dresse le bilan policier du week-end.

Ça y est, le Doudou 2018 est presque terminé (du moins officiellement). Les festivités se clôtureront ce mardi soir. Au total, plus de 250.00 personnes auront foulé le pavé montois durant la semaine. L’heure est désormais au bilan pour tout le monde. Egalement pour la zone de police Mons/Quévy qui a abattu un travail colossal durant ces cinq jours : 1.600 prestations policières avec des renforts venus de Bruxelles, de la police fédérale et même de France.

Finalement, les festivités se sont opérées sans incident grave. Avant d’entamer la journée du mardi, généralement calme, les forces de l’ordre avaient enregistré un total de 138 arrestations administratives (principalement pour ivresse et trouble de l’ordre public) ainsi que 10 arrestations judiciaires (coups et blessures, détention de stupéfiants, vol avec violence, rébellion).

« Le bilan est maîtrisé par rapport à ce que l’on peut connaître les autres années », analyse Philippe Borza, directeur des opérations de la zone. « On ne peut donc pas dire que c’était un mauvais Doudou. Je trouve toutefois que les gens étaient plus tendus. Les fortes chaleurs n’ont pas arrangé les choses. Mais dans l’ensemble, je ne déplore pas de faits aux conséquences graves, mis à part l’accident de dimanche matin (voir ci-contre). »

Hormis ce tragique accident, la police a dû intervenir pour des faits plus sérieux. C’était le cas dimanche après-midi dans un night-shop de la place du Marché aux poissons. « Des fêtards y étaient impliqués », précise Philippe Borza. « Le tenancier, un peu intolérant, s’est énervé sur eux et a porté un coup de couteau malheureux. Mais l’état du blessé n’est pas inquiétant. Il y a également eu des faits avec des coups et blessures, des violences intrafamilliales, etc. Mais les conséquences ne sont pas dramatiques. »

Les interventions ont par contre parfois été compliquées par la météo et les orages. Notamment lundi soir. « Au moment où l’orage passe, ça peut devenir compliqué à gérer. Il y a des mouvements de foule. Il a fallu être prudent et prendre des décisions parfois difficiles. Exemple : stopper la musique juste avant l’orage, ce qui peut frustrer le public et crée des réactions épidermiques. Mais si on ne le fait pas, on peut risquer un vent de panique pendant l’orage avec une évacuation catastrophique. »