Mons Il est aussi l’un des plus atypiques. Cette année, il arbore une crête rose fluo

André Gobert, habitant de Blaugies, 77 ans et 30 éditions du Dour Festival au compteur ! Il est le plus ancien festivalier que nous ayons croisé sur la plaine aux éoliennes du Dour Festival. Pour La DH, il se souvient de tout et surtout espère le meilleur pour l’avenir.

"Je pense avoir assisté à la toute première réunion au conseil communal de Dour lorsque les tous premiers organisateurs ont expliqué qu’il y allait avoir quelque chose de monstrueux à Dour", explique-t-il. "Inutile de dire que ça a fait un tollé incroyable, il s’agissait d’une réunion de commerçants. ‘Ça ne marchera pas, il n’y aura jamais personne, c’est impossible, ça va tout remuer, il n’y aura plus de commerces, on va tout tuer, il veut tout bousculer…’ On a tout entendu. C’était un an, peut-être deux avant le tout premier festival de Dour."

Fleuriste à Dour, André Gobert est toujours sur le qui-vive. Sa spécificité ? Son originalité ! Ce Dourois est un anticonformiste : il ne se rase que d’un côté du visage, il porte des chaussures et des chaussettes différentes à chaque pied et bien sûr, il se différencie par une crête colorée au gré de ses humeurs. Durant ce festival, elle est rose fluo et bleue. "Je suis toujours, comme ça, je change les couleurs en fonction de mon humeur. Tout le monde veut trouver un motif alors que moi, je veux briser les codes, les obligations."

© AVPRESS

Et c’est cet esprit libertaire qu’il retrouve sans conteste en terres douroises. "Le Dour Festival, ce sont ces gens qui viennent vous trouver avec une grande convivialité, toutes les générations confondues, et c’est cela qui m’attire. Il y a un monde de différence entre la première et la 30e édition mais les changements sont positifs. Le site est magnifique. Chaque année, le festival est de mieux en mieux. Nous ne pouvons pas rester avec de vieilles méthodes et de vieilles idées, il faut progresser dans la vie et c’est ce que fait ce festival. J’espère que ça continuera. Et surtout, j’espère que je pourrai encore venir longtemps y assister. Je fais tout pour !"

40.000 personnes tous les jours, 7 scènes, un site énorme. C’est quand même bien différent d’il y a 30 où le site ne comptait qu’une seule scène, 8 artistes et 1.500 personnes. "Il y a plus de monde, tout simplement. Et comme à l’époque, les réactions sont les mêmes avant le début du festival." Question musique, ce festivalier dourois pure souche est éclectique. "Je n’ai pas de goûts musicaux, j’aime tous les goûts musicaux. C’est la musique qui nous rassemble tous. Et à Dour, c’est pour cela qu’on est là !"

En 30 éditions du festival, notre plus ancien festivalier dourois a des souvenirs plein la tête. Son meilleur souvenir ? "Celui que j’aurai tantôt ou demain.".