Mons En proposant son pacte pour un enseignement d’excellence, la ministre Marie-Martine Schyns (CDH) ne se faisait pas que des amis au sein des enseignants. Mais s’il en est un qui est ravi de voir que l’on réforme en profondeur l’enseignement, c’est Alain Minne, directeur de l’école d’enseignement spécialisé maternel et primaire L’Espérance, située rue du Joncquois à Mons.

Et pour cause : dès la rentrée prochaine, il aura la possibilité d’ouvrir une classe inclusive au sein de l’Institut Notre-Dame de Jemappes, dans l’enseignement ordinaire donc. “L’une des composantes du pacte concerne l’accueil des enfants présentant une déficience. Depuis peu, cinq classes inclusives ont été ouvertes en Wallonie. Mais il n’y en avait aucune dans la région”, explique le directeur.

Après Charleroi, le Brabant Wallon, Liège, Namur et le Luxembourg, Mons aura donc aussi sa part. “Nous serons les premiers dans la région à développer ce concept qui va permettre à des enfants présentant une déficience modérée à sévère (trisomie, autisme, etc. Ndlr) de vivre leur scolarité au sein d’une école d’enseignement ordinaire, tout en bénéficiant d’une pédagogie adaptée et spécialisée.” Ceux-ci seront accompagnés et encadrés de professeurs spécialement formés à leurs difficultés..

Ce projet doit apporter énormément aux enfants, mais pas seulement. “Il va permettre un beau rapprochement entre les enseignants de l’ordinaire et du spécialisé puisque certains projets seront menés conjointement. C’est aussi une possibilité pour les parents d’enfants différents de continuer à côtoyer des parents dont l’enfant est scolarisé dans l’ordinaire. Pour les enfants enfin, c’est d’une richesse sans nom.”

Ceux-ci auront en effet l’opportunité, lors des récréations, lors des garderies ou des prises de repas, de découvrir la différence. “Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain. Il faut les ouvrir à la différence, à la tolérance et au respect. C’est une expérience enrichissante pour tous alors qu’à l’heure actuelle, on a tendance à regrouper les enfants déficients entre eux.”

Concrètement, la classe pourra accueillir entre sept et neuf enfants au maximum. “Quelques inscriptions sont déjà enregistrées mais il nous reste de la place. Nous avons peu d’expérience en la matière, nous partons de rien. Des bilans seront donc très régulièrement établis. Nous ne nous précipiterons pas car nous voulons que ce projet soit une réussite”, ajoute encore Alain Minne. Infos et inscriptions auprès de ce dernier via le 065/37 74 52 ou ecolelesperance@gmail.com