Mons Lundi matin, l’homme avait causé la mort de Mehdy, un habitant de Châtelet.

Un terrible accident s’est déclaré sur le R5, à hauteur de Jemappes, dans la nuit de lundi à mardi, peu après 3 heures du matin. Il a coûté la vie à Mehdy B., un trentenaire papa d’un petit garçon de 3 ans, décédé sur le coup. La compagne de Mehdy est quant à elle toujours dans un état grave, tandis que le conducteur fantôme s’en est sorti quasiment indemne.

Il s’avère aujourd’hui que l’homme roulait sous influence de l’alcool. "Le conducteur fantôme était manifestement sous l’emprise de la boisson, assure Christian Henry, le procureur du Roi de Mons. En plus d’être en infraction grave au code de la route, il risque d’être condamné pour homicide involontaire."

L’homicide pourrait même devenir volontaire. En effet, le conducteur fantôme aurait, selon toute vraisemblance, voulu mettre fin à ses jours en prenant volontairement l’autoroute à contresens. "La voiture fantôme venant en sens inverse a viré exprès pour foncer sur le conducteur", assure un témoin de la scène qui a vu partir le conducteur suicidaire en ambulance avec simplement une minerve autour du cou.

Même si, dans le cas présent, il s’agirait d’un suicide, de nombreux cas de conduite en sens inverse sont à déplorer ces dernières semaines. Souvent la faute à la distraction des automobilistes. "Tout est pourtant mis en place pour éviter ça, assure Bertrand Caroy, commissaire à la police boraine. La signalisation est déjà bien placée et bien visible. Franchement, ça me dépasse et je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse monter dans le sens contraire sur une autoroute. Il faut alors se demander si ces personnes sont encore en état de conduire…"

Les sanctions pour ce genre de délits sont évidemment conséquentes. "Ce sont des infractions graves, explique Franck Delaunnoy, de la police de la route (WPR Hainaut). Rien que faire marche arrière sur une autoroute équivaut à un retrait de permis de quinze jours. Pour une conduite de plusieurs kilomètres en sens inverse, c’est donc bien pire. C’est souvent retrait de permis à vie avec des examens complémentaires. Et si le conducteur a pris des substances, c’est encore autre chose…"