Mons

Plusieurs plaintes ont été déposées par Bernard Paget (PS), Benjamin Lembourg (MR) et Isabelle Fleurquin (HD).

L’altercation et les plaintes en cascade entre Benjamin Lembourg (MR), Bernard Paget (PS) et Isabelle Fleurquin (HD) n’aboutiront à rien. L’affaire vient d’être classée sans suite par le parquet de Mons. « Mme Fleurquin a reçu le courrier de la part de son avocat », explique le bourgmestre Bernard Paget. « De mon côté, je n’ai pas encore reçu de notification parce qu’Isabelle et moi avons engagé un avocat différent. Mais le courrier devrait arriver prochainement. »

L’affaire remonte au 26 octobre dernier lors d’une réunion citoyenne privée à propos du Ravel qui avait tourné au vinaigre. Benjamin Lembourg (MR) s’y était rendu comme citoyen pour y assister mais s’est vu prié de lever le camp par le bourgmestre Bernard Paget (PS) et l’échevine Isabelle Fleurquin (HD). Le leader des libéraux honnellois estimait quant à lui avoir le droit d’assister à la rencontre, en qualité de citoyen et de membre de la commission consultative d’aménagement du territoire et de la mobilité (CCATM).

Contraint de quitter la salle de l’administration communale, Benjamin Lembourg avait alors effectué une sortie sur les réseaux sociaux en publiant une vidéo. Dans celle-ci, le membre du cartel Pour Honnelles Autrement (PHA) expliquait avoir été sorti manu militari de la salle. Il avait alors déposé plainte contre le bourgmestre et l’échevine pour menace et agression.

Mais le bourgmestre et l’échevine ont contre-attaqué en déposant à leur tour plainte à l’encontre de Benjamin Lembourg pour harcèlement, diffamation et calomnie suite à la publication de cette vidéo sur Facebook. « Nous sommes blanchis de toute accusation », se réjouit le bourgmestre. « Ça signifie qu’il n’y avait rien eu malgré tout ce cinéma qui avait été fait. »

Rancunière, Isabelle Fleurquin songe même à poursuivre Benjamin Lembourg en correctionnelle. C’est en tout cas ce qu’elle a annoncé mardi soir lors du conseil communal. « Si elle contre-attaque, c’est vraiment de l’acharnement », commente Benjamin Lembourg. « C’est aussi de l’intimidation, à quelques semaines des élections. Mais je ne suis pas impressionné. »