Mons

La ministre socialiste a dit au revoir à Binche et bonjour à Forest en mars

BINCHE La rumeur couvait depuis des mois. Confirmation le 5 mars dans une lettre aux militants socialistes binchois, puis au micro d'Antenne Centre. Après huit ans dans la cité des Gilles, Marie Arena annonce son déménagement à Forest, en Région bruxelloise, où elle possédait déjà une seconde résidence.

La conseillère binchoise, alors ministre-présidente francophone, présentait son départ comme "un choix personnel" lié à "un événement d'ordre privé" (son récent divorce). À 41 ans, cette mère de deux enfants jugeait "le moment venu de tourner une page et de commencer à en écrire une autre."

Le conseil communal binchois acte sa démission le 17 mars. Sa suppléante, Marie-Claude Mimi Klenner, prête serment dans la foulée. Peu de Binchois ont pleuré ce soir-là. Parachutée de Chimay à Binche en 2000, à une encablure du scrutin communal, Marie Arena n'est jamais parvenue à se faire adopter.

En 2000, son résultat honorable (2.138 voix) n'y change rien : la dissidence d'André Navez lamine les socialistes. Six ans et une cure d'opposition plus tard, nouvel affront. La coalition rouge-bleu récupère la majorité, mais grâce au débauchage la dissidente Marie-Rose Trézegnies.

Pis : Marie Arena récolte 914 suffrages de moins que son lieutenant, Laurent Devin, qui lui souffle le maïorat. Ce désaveu a-t-il joué dans sa décision de quitter Binche ?

Depuis, la pétillante ministre est passée de la Communauté au fédéral. À Bruxelles, on lui prédit une place de choix sur la liste PS aux régionales de juin prochain. Pour la suite, tous les regards se tournent vers Molenbeek, où l'inamovible Philippe Moureau prend doucement de l'âge...



© La Dernière Heure 2008