Mons

Son ex-compagnon, Donys est le commanditaire, il écope de 30 ans de prison. Le tireur, Dumont écope de 25 ans de prison

La chambre “crimes” du tribunal correctionnel de Mons a tranché ce lundi sur les auteurs de l’assassinat crapuleux de Françoise Michaux, commis à la mi-octobre 2013, dans un manoir de Roisin. Selon le tribunal, Edouard Donys est le commanditaire de l’assassinat, c’est lui qui a recruté un exécutant en la personne de Grégory Dumont. Le premier a écopé de la plus lourde peine à savoir 30 ans de prison. Le second a écopé d’une peine de 25 ans. La belle-fille de la victime, Anne Cornu, que beaucoup dont le ministère public considérait comme la commanditaire, a été acquittée.

Le mobile retenu dans le chef de Donys et de Dumont est l’argent de la famille Cornu, dont bénéficient Anne et sa belle-mère Françoise Michaux. Le tribunal correctionnel a estimé les dénégations, les variations de déclarations de Donys et de Dumont peu “crédibles, incompatibles avec les éléments d’enquête et mensongères”. Le tribunal estime en outre que Donys est bien "le manipulateur, le baratineur présentant des traits psychopathiques et antisociaux" décrits par les experts psychiatres.

Pour établir la peine à infliger, le tribunal s’est appuyé sur l’extrême gravité des faits, la "lâcheté" du crime, la "détermination implacable" dont ils ont fait preuve pour aller au bout de leur projet criminel “abject” ainsi que de leurs antécédents judiciaires. Le tribunal a également constaté la "facilité de passage à l’acte" dans le chef de Dumont, qui était passé aux aveux avant de se rétracter.

Toujours selon le tribunal, il n’existe aucun élément matériel qui permet d’établir la culpabilité comme co-auteur d’Anne Cornu. Bien au contraire même, il soulève la “bonne entente” entre Cornu et sa belle-mère et l’absence de difficultés financières dans le chef de Cornu rendant le mobile peu crédible. “Son implication résulte de la seule déclaration de Donys, ce qui ne permet pas de retenir un faisceau de présomptions”, note le tribunal qui l’a donc acquittée et a accepté sa demande de constitution de partie civile.