Mons

L'avocat général, comme les parties civiles, réclame la culpabilité de Cédric Maton au jury de la cour d'assises du Hainaut

Cédric Maton est accusé de tentative de viol, attentat à la pudeur et tentative de vol avec la circonstance aggravante du meurtre. Or, l'intention d'homicide n'est plus contestée par la défense, alors que la tentative de vol l’est. Les parties civiles ont soutenu toute la matinée ce mercredi que l’intention initiale de l’accusé était le vol ce samedi 22 avril 2017, avec diverses violences dont le meurtre.

L’avocat général De Brackeleer a également requis sur la culpabilité de l’accusé quant à cette prévention principale. "Par hasard, Laeticia Bauwens a été surprise par un prédateur, pour qui l’occasion a fait le larron. Il se rendait, non pas chez son parrain ce jour-là, mais sur les parkings pour voler, comme il en avait l’habitude. Et puis, pourquoi ne pas aller plus loin et profiter de cette jeune fille, sur ce parking isolé? C’est ce qu’il a fait … "

Selon l’avocat général, il n’y a pas l’ombre de doute: Cédric Maton est l’auteur des faits qui lui sont reprochés : "il reconnait être l’auteur matériel des faits qui ont été commis. Les analyses ADN, sous le ongles de la victime, sa cagoule, ses vêtements, le démontrent. Il est le seul à avoir été présent au moment des faits."

En début de procès, coup de théâtre, Cédric Maton avait « inopinément » changé sa version. « Il veut sauver sa tête avec cet enfumage, il veut se sauver de la perpétuité. Jamais on a critiqué la prévention pour laquelle il est renvoyé devant la cour d’assises. Durant plus d’un an, il a maintenu ses déclarations de retourner sur le parking pour commettre des vols, pas pour agresser sexuellement une jeune fille."

Selon lui la tentative de vol est établie vu qu’il y a un début d’exécution. « S’il ne vole rien, c’est parce qu’il estime qu’il n’y a rien à voler, parce que Laeticia Bauwens lui résiste. "Lorsqu’elle lui a arraché sa cagoule, elle a signé son arrêt de mort. Cédric Maton est peut-être un peu limite mais il n’est pas sot, il fait le sot."

Les circonstances aggravantes de violence, de menaces, avec une arme et l’homicide volontaire sont également établies pour l’avocat général. "Le médecin légiste relève de 40 à 50 coups de couteau. Les coups ont été portés de manière volontaire. Désormais, on ne conteste plus l’intention homicide. Le nombre de coups portés est révélateur. L’intention est dans le geste, il va jusqu’au bout de son geste, il ne laisse aucune chance à Laeticia."

"Tuer une jeune fille de 22 ans, c’est scandaleux", conclut l’avocat général.