Mons

Les débats de l’horreur ont commencé ce lundi devant la cour d’assises du Hainaut

Le procès aux assises du Hainaut de Cédric Maton s’est ouvert, lundi matin, par la lecture de l’acte d’accusation d’une quarantaine de pages par l’avocat général De Braekeleer. Il s’est attaché à dresser les éléments compilés dans le dossier suite aux faits commis le 22 avril 2017, entre 6h30 et 7h22, sur le parking du hall des expositions à Mons. La Binchoise, Laeticia Bauwens, 22 ans, étudiante en diététique, était retrouvée morte, tailladée de plusieurs coups de couteau et dénudée. Cédric Maton (33 ans), un Colfontainois, est accusé de meurtre, de tentative de vol avec violence avec circonstances aggravantes, de tentative de viol et/ou d’attentat à la pudeur.

L’accusé a fait l’objet d’un examen mental mené par un collège composé de deux experts psychiatres et d’un expert psychologue. Ceux-ci ont relevé qu’il est assez pauvre dans ses raisonnements mais son orientation dans le temps et dans l’espace est correcte. Sa mémoire de fixation et sa mémoire antérograde sont intactes. Autrement dit, il ne présente aucun trouble amnésique. Il ne présente ni éléments délirants, ni hallucinations, ni troubles formels de la pensée. Aucun trouble affectif franc n’est mis en évidence.

Cependant, le calcul mental apparait impossible et Cédric Maton affirme ne savoir ni lire ni écrire. Il sait juste écrire son nom. Il présente une consommation de stupéfiants : cocaïne et héroïne. Il se montre impulsif, présente des difficultés à planifier à l’avance avec un certain parasitisme et une responsabilisation peu assumée. Il présente un quotient intellectuel de 61, 3, ce qui révèle un retard mental léger.

Toutefois, il est capable de comprendre les situations et leur caractère transgressif. Il a également conscience de ses limites intellectuelles. Il est capable d’adaptation et de conformisme. Il n’apparait ni coupé du monde externe. Il cherche sa satisfaction immédiate et ce qu’il désire est difficilement post-posable. Il est responsable de ses actes et n’était pas atteint d’un trouble mental qui aurait altéré sa capacité de discernement ou de contrôle de ses actes. L’accusé sera interrogé en fin de matinée par le président de la cour d’assises du Hainaut.