Mons

Durant quatre jours, près d'un millier de personnes ont participé au plus grand jeu de rôle de Belgique.

Les chevaliers, vinkings, pirates, sorciers, mages et autres gobelins ont déposé les armes ce dimanche après-midi après quatre jours de quêtes et de combat. Les membres des seize factions (groupes) peuvent désormais sortir de leur personnage et reprendre le cours de leur vie normale.

Mais de quoi parle-t-on ? D'Avatar, bien évidemment. Car du 26 au 29 juillet, ce sont plus de 900 joueurs qui ont rallié les bois de l'ancien charbonnage du Sartis, à Hensies, pour s'immerger dans le plus grand jeu de rôle du pays. À la manière d'un match d'impro, les joueurs ont dû incarner un personnage, s'adapter à un contexte spécifique et vivre une aventure tirée d'un pitch scénaristique médiéval créé sur mesure.

Cette 18e édition se voulait marquée dans la continuité des précédentes "puisque l'impact des prophéties est pris en compte, continuité de l'univers et des mécaniques qui sous-tendent le jeu", expliquent les organisateurs de l'asbl BE Larp.

Non-stop, durant les quatre jours (les joueurs dormaient dans des tentes de fortune), les joueurs ont donc vécu une histoire au cours de laquelle des événements surviennent, des conflits éclatent et se terminent souvent par des combats simulés à l'aide d'armes inoffensives, en bois ou en plastique. Certains pirates se baladaient même avec des pistolets à eau, idéal pour lutter contre la chaleur !

En se baladant à Caldera, nom donné à cette ville fictive, nous avons fait effectivement un véritable saut dans le temps : des personnages plus réalistes et sérieux les uns que les autres, des tavernes dignes du Moyen Âge et des constructions impressionnantes.

"Depuis 2 mois, les joueurs sont venus chaque week-end pour construire leur campement et leurs fortifications", confie Déborah Alves, chargée de communication. "Ça demande à chaque fois un boulot énorme. La plupart étaient aussi déjà présents depuis lundi pour mettre au point les derniers détails et préparer leur scénario."

Nous avons pu rencontrer des joueurs venus de France, d'Espagne, d'Angle terre et même de Bulgarie. Mais aussi des personnes de tous les âges : des soixantenaires, comme des enfants. De quoi assurer la pérennité du concept !


Quatre jours entre canicule et d'orage

Les joueurs n'ont certainement pas vécu un week-end de tout repos. Après avoir passé plusieurs journées intenses à monter leur campement sous une chaleur déjà forte, ils ont dû faire face à deux journées caniculaires. "Il a fait très chaud mais nous avons conseillé à tout le monde de boire intensivement et de faire attention à ne pas faire trop d'efforts physiques", commente Déborah Alves, chargé de communication pour l'organisation de l'événement. "Chaque faction a pu bénéficier d'un point d'eau où les joueurs pouvaient remplir gratuitement leur bouteille."

Pour la troisième année de suite, les organisateurs avaient choisi d'investir les bois dans les anciens charbonnage du Sartis. "Le site a l'avantage d'être beaucoup plus à l'ombre. Les bois amènent aussi le côté immersion qui se ressent beaucoup plus. Et puis, on entend moins le bruit des routes, donc on peut vraiment se plonger dans le jeu."

Et lorsque l'orage a éclaté vendredi soir, les joueurs ont vu cela comme un cadeau. "Il n'y a eu aucun dégât. Ça a plutôt fait du bien à tout le monde. Les joueurs ont pu davantage sortir de leur campement."