Mons

Les Rouges veulent notamment la gratuité des soins de santé de première ligne

Premier mai oblige, les militants socialistes étaient réunis dans le parc communal de Baudour ce mardi matin. L’occasion pour tous d’évoquer les grands enjeux des élections communales et provinciales d’octobre prochain… Mais pas seulement. C’est un effet sur 2019 que le président du PS, Elio Di Rupo, a mis le cap.

« Les élections du 14 octobre ne sont pas la seule échéance électorale qui nous attend. Il y en aura une autre dans la foulée, que je prépare ardemment. Dans un peu plus d’un an, nous voterons pour les élections régionales, fédérales et européennes. Ce sont des élections essentielles puisqu’un véritable choix de société se présentera aux citoyens », a insisté Elio Di Rupo.

Peu tendre envers la politique menée par la majorité MR-N-VA au fédéral, ce dernier entend inverser la tendance. « Nous avons d’un côté ceux qui veulent faire complètement basculer notre pays dans l’égoïsme et la dureté. Et de l’autre, ceux qui – comme nous – veulent faire à nouveau de la Belgique un modèle et une référence d’humanité et de bien-être. »


C’est ainsi que le président a dévoilé ses plans et plus précisément son nouveau pacte social. « Un pacte social qui réparera tout ce qui a été détruit par le MR et la N-VA, un pacte qui sera celui du futur, de la conquête de nouveaux droits, de la protection élargie pour les travailleurs. » Qu’ils soient salariés, indépendants, malades ou en fonction,…

Au programme, une proposition qui fixe à 14 euros le salaire horaire minimum contre les 9,5 euros actuellement, une protection sociale adaptée à tous, un service d’aide juridique, comptable et de gestion accessible gratuitement pendant deux ans pour tout nouvel indépendant ou créateur d’entreprise. Ou encore une sécurité sociale modernisée.

« Nous préconisons une politiquement exactement inverse de celle menée aujourd’hui. Notre proposition de loi instaurant la gratuité des soins de santé de première ligne (généraliste, dentiste,…) a été déposée au Parlement il y a quelques jours. » Le PS entend aussi s’adresser aux indépendants en leur permettant de bénéficier « d’une indemnité dès le premier jour de maladie » et aux travailleurs à temps partiel qui ne peuvent aujourd'hui bénéficier du chômage.

« Nous proposons la création d’un bonus social généralisé, soit un complément de salaire qui garantira à tout travailleur des revenus supérieurs à 110% du seuil de pauvreté. » Enfin, le PS souhaite une "globalisation des revenus, c’est-à-dire une fiscalité plus juste que celle qui s’applique actuellement. Plus d’impôt sur le capital, moins d’impôt sur le travail ! », une réduction du nombre d'années de travail pour les métiers pénibles, un renforcement de la lutte contre la fraude fiscale ou encore un retour de croissance économique en Belgique.

"Pour nos citoyens, pour notre pays, il est urgent que les socialistes reprennent le chemin du gouvernement", a conclu le président.