Mons

Alors que les manèges à équidés seront prochainement interdits, une convention de cinq ans vient d’être renouvelée

Décriés depuis de longues années par les amis des animaux, les manèges à poneys devraient peu à peu disparaître des fêtes foraines. En date du 26 avril dernier, le gouvernent wallon a en effet approuvé le code du bien-être animal, qui reconnaît les animaux comme des êtres sensibles, doués de sensations, d’émotions et d’un certain niveau de conscience.

Ce dernier liste notamment une série de pratiques interdites. Parmi elles, celle d’utiliser des équidés dans des hippodromes de kermesse. Si l’initiative est saluée, Pascal Baurain, chef de file du groupe Osons !, s’interroge sur le respect de cette avancée sur le territoire de Saint-Ghislain.

"En marge des festivités de l’Ascension, un conseiller socialiste déclarait à qui voulait l’entendre qu’un contrat avait été signé pour les cinq prochaines années avec un opérateur exploitant ce type d’hippodromes de kermesse. Nous sommes à la veille d’une nouvelle mandature, peut-être d’une nouvelle majorité, et voilà que la Ville s’engage sur un contrat qui va à contre-courant des nouveaux textes", peste Pascal Baurain.

Pour ce dernier, l’exploitation d’équidés pour le plaisir de la population n’est plus une pratique souhaitable ni souhaitée. "Si ces contrats ont bien été renouvelés, plusieurs questions se posent : quels seront les risques et responsabilités que cette initiative fera courir à la Ville ? Soit celle-ci s’exposera à des poursuites des autorités pour avoir ratifié un tel contrat à contre-courant de la législation, soit elle ne pourra honorer les obligations contractées et risque de devoir des indemnités à l’exploitant."

Une question écrite a de ce fait été adressée au bourgmestre, Daniel Olivier (PS), qui précise que c’est le syndicat d’initiative qui est en charge de ces matières. Ce dernier a confirmé le renouvellement des conventions. "Ce n’est pas le bourgmestre qui signe ces conventions, Pascal Baurain se trompe de cible. De mon côté, je n’ai jamais reçu de plaintes concernant des cas de maltraitance, auquel cas j’aurais fait appel à la police et à un vétérinaire, et je n’ai pas connaissance d’un décret ou d’une législation qui interdise cette pratique."

En réalité, le gouvernement wallon interdit bien ce type d’exploitation dans son code du bien-être animal, mais le texte doit encore être soumis au Conseil d’État avant d’être définitivement adopté.