Mons Les économies réalisées par cette suppression seraient réinvesties dans le projet

Convaincu que le projet a toutes les raisons d’être, Manu Disabato (Be Frameries) continue de défendre son idée de construire une nouvelle piscine dans sa commune. Mais à quelques jours des élections, certains citoyens émettent des doutes, parlent de promesse électorale et demandent avec quels moyens le groupe politique pourrait se permettre pareille construction. 

Il n’en fallait pas plus pour que le conseiller remonte au créneau et annonce une autre mesure forte de son programme : la suppression d’un échevinat. “Si nous avons la possibilité de concrétiser cette promesse, nous prenons l’engagement de supprimer un échevin du collège communal et de redistribuer ses compétences.”

Si certains n’hésitent pas à qualifier cette nouvelle promesse de populiste, Manu Disabato s’en défend. “Nous avons simplement déjà réfléchi aux modes de financement possibles pour proposer des solutions concrètes. L’économie générale annuelle serait d’environ 60.000 euros. Si l’on tient compte des investissements de ce genre, qui se font en 25 ans, nous aurions à disposition 1,5 million d’euros.” 

Pour le reste, les subsides de la Région wallonne restent indispensables. “Elle pourrait financer 50 % de la somme dans le cadre du plan piscine 2020. Les budgets nécessaires restent importants. Mais il s’agit aussi d’un choix politique. Historiquement, Frameries a été la seule commune de la région à ne pas exprimer le souhait de maintenir une piscine sur le territoire.”

Évidemment, la marge de manœuvre de Be Frameries dépendra des résultats électoraux de ce dimanche. “Il ne s’agit pas d’une promesse électorale qui ne sera pas tenue au lendemain du scrutin. Les communes voisines parviennent à gérer leurs bassins. Pourquoi Frameries n’y arriverait pas ? Un partenariat pourrait même être noué avec des communes voisines, comme Quévy par exemple qui est trop petite pour envisager ce genre de structure.”

Rappelons que l’arrondissement de Mons-Borinage compte sept piscines, dont celle de Dour qui n’est pas accessible toute l’année. Ce qui signifie qu’il y a actuellement une piscine pour plus de 37.000 habitants alors que la moyenne en Région wallonne est d’une pour 28.000 et que la moyenne européenne est d’une pour moins de 14.000 habitants.