Mons Les forains ont retardé leur installation à cause de la Saint-Sylvestre exceptionnelle

La Foire d’Hiver a repris ses quartiers sur la Grand-Place de Binche, avec une petite entorse au planning prévu initialement.

La règle veut en effet que les forains s’installent entre les deux premières répétitions de batterie. Des dates qui peuvent varier en fonction du calendrier du carnaval, dépendant de la lune. Or cette année, la première répétition de batterie tombait le jour du réveillon de Nouvel An. Du jamais-vu, de mémoire d’homme.

"Si on s’en était tenu aux dates initiales, les forains auraient pu s’installer le 30 janvier", explique Anthony Mastrovalerio, président des forains wallons. "Étant donné le caractère exceptionnel de cette répétition de batterie, les forains ont accepté de s’installer quelques jours plus tard. Ils perdent un week-end, ce qui est tout de même dommageable. Les forains pourront rester un peu plus longtemps cette année, jusqu’au 12 janvier exactement."

Et s’il y a tout de même un week-end de perdu dans l’histoire, les forains se sont montrés de bonne composition. "J’ai contacté les forains qui animent la Foire d’Hiver à Binche pour leur expliquer la situation", poursuit Anthony Mastrovalerio. "Ils ont compris le caractère exceptionnel de la chose. J’ai aussi souligné le fait que depuis notre accord survenu en 2014, la Ville de Binche a tenu ses engagements."

On se souvient en effet qu’en février 2014, les forains avaient manifesté avec force contre le projet d’annulation des foires d’hiver et d’été à Binche. L’événement était tombé en désuétude et la Ville voulait libérer la Grand-Place. Mais pour de nombreux forains de plus en plus malmenés par de nouvelles contraintes, la goutte binchoise avait fait déborder le vase. Depuis, un arrangement a été trouvé dans la Cité des Remparts. Les forains ont pu garder leur place et l’événement a été redynamisé.

"Nous avons accepté de décaler la Foire d’Hiver de quelques jours cette année", conclut Anthony Mastrovalerio. "Cela montre que les forains ne bloquent pas des villes à la moindre contrariété. Nous pouvons nous adapter pour autant que nos partenaires tiennent leur parole. C’est le cas à Binche. En espérant que l’exceptionnel ne se généralise pas."