Mons Les proches de la jeune Binchoise fauchée par un chauffard organisent une journée de sensibilisation

Le 13 octobre 2013, Cheyenne De Luca, 19 ans, perdait la vie, fauchée par un chauffard ivre à Péronnes-lez-Binche. Les années passent, mais les proches de la jeune fille maintiennent son souvenir intact et se battent pour éviter que de tels drames se produisent de nouveau.

C’est ainsi que la maman de Cheyenne, Carmela De Luca, a pris contact avec l’association montoise Le Labo pour organiser une journée de prévention le 19 janvier au Kursaal à Binche. Journée qui sera ponctuée par un mini-festival au cours duquel se produiront le groupe Rimbaut, Didier Sustrac ainsi que le DJ Highbloo, étoile montante qui s’est déjà produit aux quatre coins du monde et qui avait été gratifié du coup de cœur Pure FM avec son projet Miles Bloo.

"Nous voulons un esprit convivial et positif pour éviter le côté moralisateur", souligne Eugenio Marra, président du Labo. Concrètement, la journée commencera par des témoignages, des animations et des actions de prévention. L’événement est ouvert à tous. 120 élèves de 5e et 6e secondaires du collège Notre-Dame de Bon Secours participeront également. "Ils pourront bientôt passer leur permis, c’est un public qu’il faut sensibiliser aux problèmes de l’alcool au volant", précise Eugenio Marra.

Viendra ensuite le festival, dès 19 heures. Une fête où l’alcool sera banni. "C’est un geste symbolique que nous voulions poser", explique Carmela De Luca, la maman de Cheyenne. "Nous ne voulons pas pointer l’alcool du doigt et encore moins les jeunes. Celui qui m’a pris ma fille était un père de famille de 35 ans. Les jeunes peuvent faire la fête. Le problème, c’est quand on mélange alcool et conduite."

Aux côtés du Labo, et avec le soutien du ministre Carlo Di Antonio, de Picardie laïque et de la Ville de Binche, Carmela De Luca a donc pu organiser cet événement. Une première édition qui pourrait en appeler d’autres, à Binche mais aussi ailleurs. "Nous voulons que ce soit un moment de rassemblement pour les victimes de la route. J’espère que nous serons nombreux, j’ai envie que les gens viennent vers nous. Oui, nous sommes brisés. Mais j’espère que l’on ne fait pas peur. Il faut nous aider à montrer que nos enfants sont encore vivants et faire en sorte que cela n’arrive plus", conclut Carmela De Luca.