Mons L’enquête publique touche à sa fin, peu de bémols sont dénoncés par les Dourois

La bibliothèque du futur, c’est ce projet de Learning Center dont on parle beaucoup à Dour depuis 2014. L’enquête publique, lancée au début de l’été, va s’achever le 31 août. Quid de l’accueil qui lui est réservé? "Il est plutôt bon", souligne l’échevin en charge du Numérique Pierre Carton (DR +). "Déjà, nous avions organisé une réunion citoyenne avec le bureau d’études et les riverains afin de répondre aux interrogations. À ce stade, je n’ai pas eu d’échos de remarques ou d’avis négatifs."

L’attention des riverains s’est surtout portée sur les aménagements du parking. "Les Dourois ont attiré notre attention vis-à-vis des flux, et quelques remarques ont été faites par rapport aux prescrits urbanistiques." Il faut écrire que le projet, soutenu financièrement par l’Europe, est ambitieux. "C’est une opportunité incroyable pour Dour. Habituellement, en France notamment, ces bibliothèques à la pointe de la technologie sont adossées aux universités. Nous avons deux écoles secondaires sur notre territoire, relativement bien réputées. Ce projet est une vraie opportunité pour nos étudiants."

Le projet consiste en la construction d’un nouveau bâtiment pour y abriter la bibliothèque communale et, en parallèle, un centre de télétravail au travers d’une dynamique multidimensionnelle alliant technologie et vision durable. L’infrastructure principale sera une bibliothèque du futur construite de manière innovante, qui proposera notamment la mise en place d’e-books, de tablettes, d’un système de prêts électroniques, d’ateliers numériques tout public permettant d’apporter son ordinateur portable ou d’utiliser le matériel mis à disposition par la bibliothèque.

Le centre de télétravail visant à soutenir les candidats à l’entreprise, qu’ils s’agissent d’indépendants, de TPE et PME, y sera associé. L’idée est qu’ils puissent y développer leurs activités tout en bénéficiant d’une infrastructure pilote. Le Learning Center doit s’inscrire dans le tissu urbain existant et traditionnel de Dour en respectant l’alignement de la rue Émile Estiévenart et en s’accrochant au bâti existant.

Bref, il ne s’agit pas d’une mince affaire. La date de sortie de terre n’est pas encore connue. Et en cette période électorale, la majorité sortante préfère rester prudente. "C’est un projet de longue haleine, il prend du temps mais nous pouvons dire qu’il est bien sur les rails et qu’il pourra être réalisé avec un maximum de subsides, et donc sans toucher au portefeuille des Dourois." Un planning des réalisations sera mis en place dans les prochains mois.