Mons Ce projet de cafés citoyens pourrait être lancé dans le courant de ce mois

Il y a un peu moins d’un an, Jean-Marc Delrot endossait le costume de chef de corps de la zone de police boraine et prêtait serment, annonçant d’emblée qu’il souhaitait "une police moderne au cœur de la société, maîtrisant ses missions fondamentales et orientée service aux citoyens". Une volonté affichée qui se concrétise un peu plus chaque jour.

Pour preuve, d’ici peu, le concept des cafés citoyens sera développé par la zone. "C’est un projet que nous portons depuis plusieurs mois et que j’espère pouvoir lancer dans le courant de ce mois de septembre. Il s’agit donc d’offrir un lieu de rencontre neutre à la population pour qu’elle vienne rencontrer ou discuter avec les agents de quartier autour d’un café offert par la police", explique-t-il.

Le chef de corps est parti d’un simple constat pour mettre sur pied ce projet. "De très nombreux riverains ne connaissent pas leur agent de quartier. L’idée, c’est donc de leur permettre de faire connaissance mais aussi de partager leurs inquiétudes, d’expliquer une situation problématique par exemple, sans avoir à franchir la porte d’un bureau de police. La rencontre se fait de manière officielle, mais dans un cadre très différent du commissariat."

Pour ce faire, des locaux seront mis à la disposition des policiers sur les cinq communes attachées à la zone, à savoir Frameries, Quaregnon, Boussu, Saint-Ghislain et Colfontaine. Dans plusieurs communes, ce sont les sociétés de logements qui seront sollicitées afin de libérer un local et ainsi permettre l’organisation de ces rencontres. "Il est important de renouer ces liens entre citoyens et policiers. C’est en tout cas une mission que je me suis donnée dès ma prise de fonction."

Dans les faits, les balises de ces rencontres doivent encore être posées. "Il faudra médiatiser ce projet, expliquer aux habitants qu’à raison de deux fois par semaine, le mardi matin et le jeudi après-midi par exemple, leur agent de quartier est disponible et prêt à les rencontrer à tel endroit." L’Atelier, ouvert en avril dernier à Tertre à la suite des faits de vandalisme perpétrés dans la Cité Gilmant, s’inscrivait dans le même d’ordre d’idée mais n’a jusqu’ici pas rencontré un franc succès. Espérons donc qu’il n’en sera pas de même pour ces cafés citoyens.