Mons Décrit comme une mascarade par le PS, le crowdfunding de la liste MeM fait aussi réagir son chef de file

La récolte de fonds pour financer en partie la campagne électorale de la liste Mons en Mieux de Georges-Louis Bouchez (MR) s’est clôturée, mardi, en atteignant son objectif de collecter 5000 euros pour financer partiellement la campagne électorale. Selon les socialistes montois, cette “levée de fonds du MR/Mons en Mieux est une mascarade !”, essentiellement financée par les libéraux. Elle n’est “pas innovante” mais plutôt “banal” et “indigne”, atteignant le comble du “narcissisme” et “de l’hypocrisie”.

Georges-Louis Bouchez, leader de MeM réagit : “On sent bien l’aigreur d’un PS, qui a un peu honte d’être le parti le plus riche de la région et de très loin”, rétorque Bouchez. “Je rappelle que le PS vient d’imprimer un support de 64 pages pour son bilan, ce qui est impayable pour les autres partis politiques. Si Mons en Mieux avait fait la même chose, cela représenterait l’intégralité de nos moyens de campagne ! Au PS, on aime être misérabiliste, être modeste alors qu’il est le plus riche de cette campagne. Le PS doit attaquer et insulter les autres et principalement ceux qui ont osé proposer une méthode moderne et nouvelle.”

La tête de liste Mons en Mieux veut “rétablir un mensonge” : “Tous les candidats MeM peuvent faire campagne sans débourser un euro ! Certains ont participé au crowdfunding, d’autres non. Moi, j’ai vu 30 personnes qui y ont financièrement participé. Moi-même, il y a une série de gens que je ne connais pas. Nous avons eu peu de moyens de publicité, uniquement via les réseaux sociaux. C’est du 100 % web. Nous, nous avons atteint notre objectif et nous sommes bien la première liste à se financer en partie via ce biais. Nous avons pris un risque, il a été payant parce que nous avons innové.”

Sur le financement du MR à Mons en Mieux, soulevé par le PS, Georges-Louis Bouchez ne sort pas de chiffre mais dément un financement purement libéral. “Cette liste ne compte que 15 libéraux sur 45, nous avons des gens de partout dont Maria D (ex-PS) et Opaline Meunier (au cdH). Donc je peux le confirmer, ce n’est pas le MR qui finance l’intégralité de la campagne mais bien au prorata du nombre de candidats libéraux présents sur la liste. Mon budget de campagne n’est d’ailleurs toujours pas bouclé, il me manque encore de l’argent et c’est pour cela que nous n’excluons pas de relancer un crowdfunding.”

Quant aux trois candidats à avoir déboursé des dons pour participer à la campagne, Bouchez s’explique : “bien sûr que nos candidats sont accessibles gratuitement, à commencer par moi ! Mais ce mécanisme impose une contrepartie pour un don, comme on ne peut pas offrir de cadeau, il fallait mettre sur pied des formules qui permettent des contreparties symboliques. En aucune façon, ce n’est cela qui amène des gens à faire un don.”

Georges-Louis Bouchez sort l’artillerie : “Il n’est pas question de faire payer les citoyens. Le PS oublie que l’ensemble de leur campagne est financé par l’impôt du citoyen. C’est suite à l’affaire Agusta dans les années 90, et donc du PS, qu’il a fallu adopter une législation plus stricte au niveau des financements de campagnes. Ce sont les citoyens qui paient plus de 90 % des campagnes, contrairement à d’autres pays d’ailleurs. Il ne faut pas monter au mât quand on a un trou dans son pantalon.”