Mons

Le chef de file MR à Mons s'est montré choqué par l'annonce faite par la RTBF ce mercredi dans son JT.

Dans un communiqué, Georges-Louis Bouchez (conseiller communal et chef de file MR à Mons) est revenu sur une enquête de la RTBF diffusée ce mercredi. Dans sa séquence "Le Scan", la chaîne publique explique que l'ASBL montoise "La Persévérance", subsidiée par la Région wallonne, pourrait avoir été détournée à des fins politiques. 

Exemple parmi d'autres : des toutes-boites auraient été distribuées par certains employés pour Maurice Lafosse (président de l'ASBL et ancien bourgmestre socialiste de Mons) et son fils Pascal (actuel échevin de la ville).

Voici le communiqué de Georges-Louis Bouchez : 

"C'est avec stupéfaction que nous avons découvert les fruits de l'enquête menée par la RTBF lors du "scan" dans le JT de ce mercredi 13 décembre. Si les faits sont avérés, le détournement de moyens publics, normalement destinés à l'aide des personnes précarisées, à des fins partisanes et personnelles déshonore la politique au plus haut point.

Les faits rapportés ne peuvent être tolérés. C'est pourquoi, nous saisissons immédiatement le Ministre Pierre-Yves Jeholet de contrôler les points APE attribués à l'ASBL "La persévérance" ou "Maison d'Emilie" et demandons une réunion sans délai du conseil communal afin d'entendre l'échevin de Pascal Lafosse qui, si les faits sont établis (ce qui semble être le cas comme l'indiquent l'enregistrement audio et les documents produits dans le reportage), doit démissionner sans délai.

Il n'est pas acceptable d'admettre en politique des gens qui confondent leurs intérêts personnels et ceux de la collectivité. Ce n'est pas la première fois que la famille Lafosse s'illustre de la sorte. Ainsi, on se souvient du bal aux lampions de l'échevin Pascal Lafosse qui a reçu des aides de la Ville pour une activité purement politique ou de la grande époque du père qui cumulait son rôle de Bourgmestre de la Ville mais aussi Président de la SORELOBO (devenue Toit&Moi) et patron du club de foot amenant à des situations qui ont posé de nombreuses questions.

Le fait d'obliger des membres du personnel d'adhérer au parti socialiste, ce qui semble confirmé par des documents et témoignages, ainsi que l'obligation de distribuer des tracts politiques par le personnel sont les manifestations de ce qu'un pouvoir absolu amène comme dérives.

L'instrumentalisation des travailleurs et des moyens publics ne peut rester sans suite et le collège doit sans délai prendre ses responsabilités en réunissant le conseil communal pour éventuellement constater l'inéluctable."