Mons

L'organisation n'a pas apprécié la démarche de l'élu local

C’est ce vendredi que les portes du Summer Music Festival s’ouvriront officiellement après de longs mois de préparation. À quelques heures des premiers concerts, une polémique est née sur la toile, opposant d’un côté l’organisation, de l’autre un conseiller communal boussutois, issu du groupe Rassemblement Citoyen.

Selon l'organisation, ce dernier aurait « réclamé son invitation VIP et attisé des commentaires qui vont dans le sens de la destruction de l’initiative de jeunes boussutois qui veulent faire bouger leur commune. » Elle ajoute encore que cet élu n’a « contribué à rien de ce que mes frères et moi mettons en place depuis sept ans" et insiste sur le fait qu'aucune invitation officielle n'a été envoyée aux élus communaux, même si elle souligne la bonne collaboration avec l'administration.

"Sur la page Facebook de ce conseiller, certains commentaires nous reprochaient de n'être qu'une machine à fric alors que les habitants d'Hornu et de Boussu ont leur place pratiquement gratuitement, et à moitié prix pour le concert de Maitre Gims. Nous tentons d'être le plus démocratique possible afin que chacun puisse se retrouver dans cette aventure. Voir que ce conseiller likait certains de ces commentaires nous a un peu choqué..."

A la base de ces échanges pour le moins houleux, un statut Facebook donc. "Chers organisateurs, vu que le blason de la commune est généreusement utilisé pour indiquer la collaboration entre l'administration communale et votre festival, pourquoi nous, conseillers Communaux de Boussu-Hornu, n'avons reçu aucune invitation pour votre événement auquel nous contribuons ? Est-ce uniquement réservé à l'élite communale ? », questionne Nicolas Biscaro.

Il n’en fallait pas plus pour que les choses s’enveniment sur les réseaux sociaux. « En fait, je voulais simplement savoir si quelque chose, une inauguration ou un verre de l’amitié, était prévu avec les sponsors, les élus locaux, afin de pouvoir m'organiser et en être si la réponse était positive », se justifie l’élu. « Si l’on m’avait simplement répondu non, l’histoire se serait arrêtée là. Mais elle a pris des proportions assez hallucinantes. »

Pour le conseiller, la collaboration nouée entre l’administration et l’organisation du festival justifiait cette interrogation. « Il n’est pas rare que l’opposition soit oubliée lors d’invitations officielles… Nous sommes à deux mois des élections, il est clair que rencontrer des citoyens est toujours une bonne chose. Je ne demandais pas à obtenir un pass pour l’événement, d’autant plus que ce n’est pas le genre de musique que j’écoute. Si cela avait été le cas, j’aurais volontiers acheter ma place. »

Et d’ajouter : « Les choses sont vraiment parties en vrille, chacun y a été de son petit commentaire, de son insulte,… J’ai d’ailleurs effacé ma publication sur les réseaux sociaux afin de taire la polémique. J’applaudis à deux mains le travail mené par l’organisation, que je soutiens pleinement. Je ne peux que leur souhaiter énormément de succès pour que l’événement grandisse encore dans les années à venir. » Ces explications suffiront-elles à éteindre l'incendie ?