Mons

Une action surprise a été menée devant le Centre pour jeunes ce jeudi après-midi

Ce jeudi à 14 heures, alors qu’une réunion réunissait la direction, certains administrateurs et des membres du personnel, la centrale générale FGTB a organisé une action surprise devant le Centre de Jeunes Don Bosco, situé rue du Tour à Hornu. Plusieurs militants et d’anciens travailleurs du Centre souhaitaient, au travers de ce rassemblement, dénoncer « le comportement inacceptable de la direction et des membres du conseil d’administration. »

Le syndicat leur reproche des licenciements abusifs, du harcèlement moral et l’installation d’un climat délétère. « Il y a plus d’un an, j’ai été contacté par une travailleuse qui connaissait des difficultés relationnelles avec la nouvelle direction, en place depuis 2014 », explique Lionel Quebella, secrétaire-adjoint FGTB. « Elle avait dénoncé une série de faits et lorsque la direction a appris qu’elle avait contacté le syndicat, elle a été licenciée. »

Des plaintes judiciaires ont d’ailleurs été déposées. « D’autres membres du personnel ont confirmé ces premiers propos. On parle même de cas de maltraitance sur les jeunes qui résident au Centre. Cela sortait du champ de mes compétences, j’ai donc poussé le personnel à aller plus loin, ce qui a été fait avec le dépôt de plaintes. Aujourd’hui, la pression est plus forte encore sur les travailleurs. »

Par cette action surprise, la FGTB entend dénoncer ce climat. « Au niveau de la direction, le dialogue est impossible, elle n’a jamais accepté de me rencontrer ou de discuter. J’avais plus d’espoir du côté des administrateurs mais manifestement, la politique de l’autruche prime sur le reste. En se murant dans le silence, ils cautionnent ce qu’il se passe au sein des murs de l’institution. » Quoi qu’il en soit, le syndicat insiste : il ne lâchera pas le dossier et entend aller au bout de la démarche.

De son côté, la direction s’est dite extrêmement surprise et annonce qu’elle n’était pas au courant que des plaintes avaient été déposées. « Le conseil d’administration a bien reçu un courrier, auquel nous allons tâcher de répondre. Mais s’il y a eu des plaintes, je ne suis pas au courant », a annoncé la directrice. « Je ne souhaite pas discuter davantage de la situation mais je peux affirmer que le dialogue avec mon personnel est tout à fait ouvert. » Aucun reproche ne lui aurait été publiquement formulé.