Mons

Sans ce coup de pouce financier, BH-P Logements n'aurait jamais pu envisager d'effectuer des travaux

Totalement vidée de ses habitants en 2015, suite à un rapport de la Société wallonne du Logement (SWL), la Corderie à Hornu est depuis lors à l’abandon, ou presque. Il faut écrire que l’enveloppe budgétaire indispensable à la remise en état et aux normes des différents logements était hors de portée pour BH-P Logements, la société de logement social responsable du bâtiment.

Du moins jusqu’ici, puisqu’une importante subvention devrait prochainement lui être accordée afin de réhabiliter les logements de deux blocs d’appartements. « Nous attendons encore la notification de la société wallonne du logement. Sur base de cette notification, nous pourrons entreprendre les démarches : lancement d’un marché public, désignation de l’auteur de projet, introduction de demande de permis,… », confirme Stéphane Dierick, le directeur de BH-P.

Concrètement, sur une estimation de 6,5 millions d’euros nécessaires à la réhabilitation des blocs 41/43/61/63, la société devrait pouvoir compter sur une aide de 4.875.000 euros (75%). Il s’agira de la remise en état du chauffage, de l’électricité, de la mise en conformité des ascenseurs et de l’agrandissement de ces espaces, du remplacement de châssis, de l’isolation et de la toiture.

Pour les blocs 81/91, dont les travaux ont débuté, un subside supplémentaire de 492.114 euros est normalement prévu. Celui-ci devrait être consacré aux frais de travaux de désamiantage et à la création d’un parking. « Il est certain que sans ces subventions, même si elles ne sont pas de l’ordre de 100%, nous n’aurions jamais pu envisager la réhabilitation de ces bâtiments. » Et pour cause : la société est limitée par le remboursement d’un emprunt sur 66 ans, obtenu pour la construction des bâtiments.

« Nous avons déjà organisé quelques réunions en interne pour voir comment nous allions procéder. Notre volonté, c’est de limiter au strict minimum les délais de mise en œuvre de ces travaux tout en restant dans la légalité évidemment. Nous savons que dans le traitement de ce genre de dossier, nous pouvons rapidement atteindre des délais de deux ans, purement liés à l’aspect administratif des choses. Mais à l’heure actuelle, nous n’avons aucune possibilité de nous prononcer sur ces délais », conclut Stéphane Dierick.