Mons Carlo Di Antonio entre pleinement dans la campagne pour les communales

Carlo Di Antonio est prêt pour les élections d’octobre. Il a présenté sa liste Dour Demain. Et il sait déjà quel choix il fera en 2019.

Vous êtes un ministre très actif. Comment avez-vous gardé un œil sur Dour ?

"J’ai délégué à une équipe. Et avec Vincent Loizeau, ça s’est très bien passé. C’est une de mes grandes sastisfactions. Dans certaines communes, quand le bourgmestre devient ministre, il doit continuer à gérer toute une série de conflits au niveau local. Ça n’a pas été le cas à Dour. De plus, nous avons opéré en duo. En tant que ministre, j’ai pu aider sur certains dossiers. Enfin, j’ai un contact quotidien avec le collège et je tiens des permanences à Dour les samedis matin. J’ai dû en passer près de 700 consécutifs. Ça me permet de sentir le poul de la population douroise."

Vous avez annoncé que vous reviendrez à Dour en 2019. C’est un choix définitif ou ça dépendra de la suite au niveau régional ?

"J’ai dit que j’irai jusqu’au bout de mon mandat ministériel, mais je n’ai pas dit lequel. On verra la suite en 2019. Quand je ne serai plus ministre, je reviendrai à Dour. Mais si je dois choisir entre député ou bourgmestre, je choisirai bourgmestre."

Quels seront les principaux défis à relever lors de la prochaine mandature à Dour ?

"Nous devons terminer les travaux d’infrastructures. Les chantiers ont entraîné des perturbations, mais il faut souffrir pour être beau. Et nous approchons de la fin. Je souhaite aussi relever le défi de l’emploi. Nous avons un énorme zoning qu’il faut occuper. Il y a un potentiel de 2.000 emplois. Si nous pouvions en avoir déjà quelques centaines... Le zoning est là, bien équipé et bien situé. Il faut qu’il trouve une affectation."

Dour a loupé Zalando. Y a-t-il d’autres projets d’envergure dans les cartons ?

"Oui, il y en a deux, trois à l’étude. Dont un qui me paraît solide avec près de 600 emplois à la clé. Mais il faut voir comment les choses vont évoluer."

Ce dont vous êtes le plus fier, depuis que vous êtes à la tête de Dour ?

"La rénovation du Belvédère. C’est une infrastructure qui est montrée en exemple, elle est belle, agréable et respectueuse de l’environnement. Je suis fier aussi de la continuité dans l’équipe. Après douze ans, nous avons des élus qui sont toujours impliqués sur le terrain pour être à l’écoute des citoyens. C’est ce que j’essaie d’inculquer aux nouveaux candidats qui nous rejoignent. Ce n’est pas juste mettre son nom sur une liste, c’est un véritable engagement."

Quand vous avez pris le mayorat, vous incarniez un renouveau face au PS au pouvoir depuis une quinzaine d’années. Aujourd’hui, vous briguez un troisième mayorat. Vous n’avez pas peur de l’usure du pouvoir ?

"Nous sommes sereins, car nous estimons avoir bien travaillé et les gens nous le confirment. Nous ne nous sentons donc pas menacés par une sanction de l’électeur. Nous sommes motivés pour continuer."