Mons Une lettre ouverte es, ce mercredi soir, distribuée dans les boîtes aux lettres: "Mons n’est pas un gâteau à se partager.”

Le conseil communal houleux de mardi dernier à Mons est toujours dans les esprits. Le clash entre le bourgmestre Elio Di Rupo (PS) et le chef de file, dans l’opposition, Georges-Louis Bouchez (MR) peine à s’oublier. Les écologistes montois ont décidé de sortir du bois. Ils ont rédigé une carte blanche, une sorte de lettre ouverte, qui est en ce moment en pleine distribution dans les boîtes aux lettres des Montois et des Montoises.

“Nous avons laissé passer un peu de temps suite à la énième bataille de coq, aux énièmes invectives pour réagir,” précise la cheffe de file des Ecolos, Charlotte De Jaer. “Nous le faisons aujourd’hui en nous adressant aux Montois qui, comme nous, assistent à ce triste spectacle. Nous souhaitons leur rappeler les valeurs qui sous-tendent notre engagement politique. De façon militante, cette lettre ouverte sera déposée dès ce mercredi soir.”


Dans cette lettre, on peut lire que les Verts souhaitent exprimer leur “profond désaccord avec le triste spectacle qu’une certaine politique montoise nous offre”. Ils expliquent être “choqués, voire même catastrophés” par la situation montoise. “Depuis des mois et des mois, la campagne communale ne fait parler d’elle que d’une manière déplorable : querelles d’ego, supputation sur les noms, phrases assassines, mercato politique, etc. Le tout laissant totalement de côté les vrais enjeux pour Mons : qualité de vie, espaces publics, mobilité, nuisances urbaines, propreté…. “

Et d’ajouter : “Au lieu d’un débat d’idées constructif, nous assistons ici à une lutte où l’avidité du pouvoir, la concurrence et l’élimination de l’autre sont les moteurs essentiels de l’action. Il peut certes arriver de se laisser emporter par ses idées, de céder à l’énervement, à l’emballement verbal mais, dans les formes même du débat politique, le respect intégral de l’interlocuteur doit être la règle, sans exception. Nous voulons rendre à la politique sa dignité et ramener sur la table les sujets de fond et les dossiers permettant de rendre notre ville plus belle et plus agréable à vivre pour ses habitants. C’est sur cet ensemble de règles et de valeurs que nous, élus et militants écologistes, nous nous sommes engagés en politique. Mons n’est pas un gâteau à se partager.”