Mons

Lionel Pistone s'est dit surpris et déçu tandis que Cécile Dascotte avait senti le vent tourner

Ce mercredi, Maria-Mercedes Dominguez confirmait son choix de quitter les Humanistes pour rejoindre la liste socialiste, tirée par le bourgmestre Lucien D'Antonio. Le changement sera effectif dès le prochain conseil communal.

Dans les rangs du groupe d'opposition C.Plus, les réactions sont diverses. Lionel Pistone a notamment appris la nouvelle par la presse. « J'en ai été extrêmement surpris. Nous avons ensuite reçu un e-mail de Maria-Mercedes mais tout était fait, il n'y avait plus rien à dire », explique-t-il. « La politique est ce qu'elle est mais ce n'est pas la vision que j'en ai personnellement. Je désapprouve l'acte parce qu'elle a critiqué durant 18 ans le système socialiste pour aujourd'hui le rejoindre. Cela n'a pas de sens… Selon moi, c'est un choix de pouvoir. »

Jeune conseiller, Lionel Pistone se dit déçu. « En tant que jeune, je suis assez révolté : je crois encore en la politique, je suis persuadé qu'il y a encore des personnes honnêtes, qui ont des convictions et qui se battent pour les défendre. En l'occurrence ici, ce n'est pas le cas. Après tout ce que le CDH a pu faire pour elle, je trouve cette attitude assez lamentable. »

Ce choix ne remet cependant pas en cause le combat que ce dernier mène au sein du conseil communal de Colfontaine. « J'ai mes valeurs et je leur reste fidèle, mon engagement reste intact. » Selon ce dernier, aucune tension au sein même du CDH n'était apparue et aurait pu pousser la conseillère a quitter le groupe.

De son côté, Cécile Dascotte, cheffe de file Ecolo, tempère. « Sa décision ne nous surprend pas, nous avions senti les choses venir. Des tensions entre elle et le reste du groupe étaient déjà apparues, notamment lorsqu'elle s'est proclamée tête de liste sans demandé l'avis de personne », explique-t-elle. « Son départ a le mérite de clarifier la situation. »

Maria-Mercedes Dominguez s'était d'abord présentée sous la bannière Ecolo avant de rejoindre, il y a quelques années, les Humanistes.