Mons Après trois ans d’activités, l’ASBL pourrait ouvrir une antenne à Mons en 2019

Il y a trois ans, Jean-François Hubert créait la Petite Maison du peuple (PMP), une association destinée à venir en aide aux enfants et adultes précarisés. Depuis, les activités n’ont eu de cesse de se développer : école des devoirs, aide juridique, chasse aux œufs et rencontre avec Saint-Nicolas ou encore distribution de colis alimentaires… Les bénévoles se plient en quatre pour offrir un sourire aux bénéficiaires.

Pas question pour autant de se reposer sur ce soutien. "Il n’est pas question de faire de l’assistanat, c’est donnant-donnant : les bénéficiaires doivent nous prouver qu’ils font tout pour s’en sortir. Nous misons vraiment sur l’éducation, nous leur réapprenons à gérer un budget, à se prendre en main. Notre objectif est très clair : qu’ils n’aient plus besoin d’aide, plus besoin de nous", rappelle Jean-François Hubert.

Et pourtant, sortir la tête de l’eau est loin d’être évident. Sur quelque 600 personnes aidées sur une année, à peine une dizaine parvient à regagner son autonomie. "Nous sommes conscients qu’il s’agit d’un travail de fourmi, c’est parfois très frustrant. Mais c’est une vraie victoire pour nous lorsque quelqu’un s’en sort. Nous travaillons avec le cœur, sans aide et sans subside : notre seule récompense en fin de journée, c’est d’avoir pu faire quelque chose pour eux."

Grâce à son action sur le terrain, l’association est désormais reconnue. "Nous ne faisons pas de business autour de la pauvreté, je pense que c’est la différence entre nous et certaines associations qui cherchent surtout de la visibilité. Nous pouvons compter sur les dons de grandes enseignes, sur les dons de quelques particuliers. Aujourd’hui, nous avons la volonté de nous étendre pour proposer encore plus de proximité à ceux qui en ont besoin."

C’est ainsi que la PMP espère ouvrir une antenne à Mons à l’horizon 2019. "Nous cherchons activement un local. Plusieurs bénévoles sont déjà prêts à s’investir sur Mons. Nous avons également des contacts sur Charleroi, Liège ou encore Bruxelles."

Toujours en 2019, Jean-François Hubert souhaiterait assurer le suivi d’enfants dont les parents sont en prison ou sont en difficulté, en partenariat avec les écoles, la police, le service d’aide à la jeunesse. "Le projet est à l’étude, nous allons voir s’il est possible de le mettre en place et comment."

Après trois années d’existence, la PMP ne tourne donc pas en rond. Les activités continuent de se développer, toujours autour d’un seul et même axe : l’aide à la population via l’éducation.

E. Brl.